Cette année à Amiens, un communiqué commun
CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA a ouvert le défilé du 1er Mai qui a rassemblé près de 3 000 manifestants.
Celui-ci a été clôturé par un discours de la LDH, sur l’esplanade de La Hotoie. Un peu avant, le réseau RESF et des sans-papiers ont symboliquement planté des arbres, un peu à l’image des
"arbres de la Liberté" plantés en 1848 dans toute la France.
Marcel Dekervel (au micro), du Réseau Education Sans Frontière (RESF), présente
l'initiative
de plantation d'arbres de couleurs différentes en présence de
sans-papiers.
Ci-dessous, le discours prononcé dans la capitale picarde par le
secrétaire de la LDH Amiens sur l’esplanade de La Hotoie :
Vincent Bawedin, Secrétaire de la section amiénoise et vice-président de la LDH Somme
" Chers Camarades !
Cette année 2012, la mobilisation sociale du 1er Mai revêt un
caractère particulier en raison du contexte de l’élection présidentielle et des tentatives honteuses et nauséabondes d’instrumentalisation dont la fête des travailleurs fait
l’objet.
Parce que la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen, association plus que
centenaire qui fut de tous les combats de la République laïque et sociale, défend l’idée que les droits sociaux sont indivisibles des droits et des libertés politiques, parce qu’elle pense
que la solidarité est une valeur universelle, ici et là-bas, parce qu’elle a la conviction que le dialogue social doit irriguer une démocratie effective et vivante, la LDH a largement appelé ceux
qui vivent et travaillent en France à participer aux défilés syndicaux unitaires de ce premier Mai.
Cette année plus que jamais, il est important, face aux crises et aux politiques
d’austérité, de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités ; d’exprimer la défense des droits fondamentaux et
des libertés partout dans le monde ; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.
De fait, la crise ne peut en aucun cas être un prétexte pour remettre en cause
des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques, le principe de l’égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble, et dont l’existence a contribué à ce que la crise
soit ressentie moins fortement dans notre pays que dans nombre de pays voisins. C’est ce matelas protecteur, émanation du Conseil National de la Résistance, qui a en partie permis de tenir la
tête haute face à la crise due au capitalisme triomphant, et ce sont pourtant ces acquis du CNR que n’a eu de cesse de détricoter le gouvernement. Cherchez l’erreur !
Tout au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l’Homme
s’est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fonction d’une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités, attaqué le service public, et enfin, développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu’il a voulu faire des services de la justice et de la police les
gardiens de son propre pouvoir.
Persuadée qu’infliger une défaite cinglante au candidat sortant ne suffira pas à
répondre aux angoisses et aux espoirs que traduit le premier tour des élections présidentielles, la LDH tenait, par se présence ici aujourd’hui, à faire du 1er Mai 2012 avec le
mouvement des syndicats progressistes rassemblé, un moment fort d’affirmation de la démocratie et du progrès social.
Vive le 1er Mai, vive la République, vive la sociale !
"
A Abbeville, le défilé du
1erMai s'est fait à l'appel de l'intersyndicale et de la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen,
comme depuis plusieurs années maintenant. Environ 300 personnes ont défilé, ce qui est plus que les années précédentes. Ci dessous, le discours prononcée par Martine Cocquet :
Martine Cocquet (au micro), abbevilloise et membre du Comité central de la
LDH,
prononçant le discours (voir ci-après) du 1er mai. A ses côtés, Hervé Farcy
(CGT).
" Ce 1er mai 2012 revêt une place singulière en raison
du contexte de l'élection présidentielle et des tentatives d'instrumentalisation dont
il est l'objet. Nous sommes comme
chaque année, aux côtés des organisations syndicales. Nous voulons que ce 1er mai soit celui de la défense
de la démocratie et du progrès social.
Cette année plus que jamais, il est important, face aux
crises et aux politiques d'austérité, de faire entendre les priorités sociales et les
préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi,des travailleurs précaires, des travailleurs sans-papiers, des jeunes, des retraités ; d'exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme.
La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause
des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques et le principe d'égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble.
Tout au long du quinquenat de Nicolas Sarkozy, la Ligue
des droits de l'Homme s'est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fontion d'une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités, attaqué le service public et enfin développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu'il a voulu faire des services de la justice et de la police les gardiens de son propre pouvoir.
Parce que notre pays ne peut continuer à se livrer , à
lui-même une guerre civile froide, parce que sa défaite est une étape nécessaire, il faut le 6 mai barrer la route à Nicolas Sarkozy. Mais infliger une défaite au candidat sortantne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs de nos concitoyens. Ce sera au nouveau président d'impulser une autre politique qui, dépassant l'alternance institutionnelle, ouvre la
voie à une réelle alternative politique.
La LDH au cours des mois à venir portera toutes
les revendications ( fonctionnement démocratique des institutions, indépendance de la justice, reconstruction des services publics, fin de la xénophobie d'état, arrêt de la stigmatisation de catégories entières de la population en raison de leur origine ou de leur religion, lancement d' un plan d'action pour l'hébergement d'urgence et le logement social....) avec
d'autres organisations, comme autant de conditions nécessaires pour que notre société cesse de produire
de l'exclusion, de l'injustice, pour que se construise une société plus solidaire et plus libre.
La LDH veut que ce 1er mai 2012 soit une journée
d'affirmation et de défense des droits fondamentaux civiques et politiques, économiques, sociaux et culturels ici et ailleurs pour plus de démocratie, plus de liberté, plus d'égalité et plus de solidarité.
Que notre 1er mai soit porteur d'espoir !
"