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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 09:23

LAÏCITE ET POLITIQUE
 

Avec

Patrick KESSEL, Co-fondateur du Comité Laïcité République, ancien Grand Maître du Grand Orient de France (GODF),

Alain BONDEELLE, Délégué du Groupe « Laïcité » à la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH), membre du Comité Central,

Jean-Paul DELAHAYE, Président du Cercle Condorcet d’Amiens,

Thierry VERSTRAETE, Responsable de Café Cité Amiens et du cercle PRS (Pour la République Sociale) Somme.

 

 

 

 

Ces quelques lignes ne prétendent pas résumer la totalité de cette conférence-débat animée par Vincent BAWEDIN, Président de la fédération LDH de la Somme, et qui a attiré une soixantaine de personnes à Camon, ce jeudi 3 avril 2008. Elles sont écrites simplement pour permettre de poursuivre un partage très riche entre militants et reconnu unanimement de grande qualité.

 
Libre à chacun de les compléter lors des prochaines rencontres…

Certains parmi nous se sont battus depuis des décennies pour cette laïcité qui remplit leur cœur. Nous avons pris conscience ce soir qu’elle est aussi le « le Cœur de la République »


La laïcité c’est le fondement absolu de la République


« Liberté, Egalité, Fraternité » Aux trois mots de la devise républicaine, nous aimons y ajouter celui de « Laïcité ». Les militants (et les organisations laïques)  reconnaissent tous l’importance primordiale de la laïcité au sein de la République mais ils ne sont pas toujours d’accord sur la manière de l’appréhender.

Cela n’effraie pas Patrick Kessel qui se  plaît à dire qu’il y a « plusieurs familles dans la maison du père ».

Ainsi il avoue être satisfait de la loi promulguée au temps de Jacques Chirac sur l’interdiction du foulard dans les écoles tandis qu’Alain Bondeele rappelle que la ligue défendit le principe du « ni loi, ni foulard »

L’histoire de la laïcité n’est pas un long fleuve tranquille…

Les enseignants et les parents d’élèves de la Somme se rappellent des luttes aux grands moments des votes des lois Debré et plus tard des lois Savary sous le premier septennat de François Mitterrand.

 

 

 

Les militants de la section LDH d’Amiens se souviennent des grandes discussions et des motions préparatoires au congrès national sur la laïcité organisé par la ligue des droits de l’homme à Limoges. Congrès qui mit en lumière les différentes appréciations dont parle aujourd’hui Patrick Kessel (photo ci-dessous).

 

 

Et Vincent Bawedin d’évoquer le regret qu’il avait eu de ne pouvoir réunir toutes les organisations se réclamant de la laïcité l’année du centenaire de la loi 1905.

 
On ne naît pas citoyen, on le devient

On naît catholique, on naît musulman, on ne naît pas citoyen.

C’est l’école qui forme le citoyen.

L’école de la république est donc d’une importance primordiale, car c’est cette école qui fera de chacun un individu responsable. Voilà pourquoi la défense de l’école républicaine est essentielle pour les défenseurs de la laïcité.


Un peu d’histoire

 

 

 La laïcité c’est notre histoire

« La laïcité c’est le cœur de la République » dit Jean-Paul Delahaye. Cependant le chemin est long pour la faire progresser, sans cesse remis en cause au cours de l’histoire.

Jean-Paul Delahaye rappelle la lente avancée de la suppression de l’enseignement religieux au sein de l’école républicaine :

En 1882, Jules ferry laïcise les programmes et invente l’instruction morale et civique à l’école primaire. Il libère le jeudi pour l’instruction religieuse.

En 1883, sous la pression et ne voulant pas heurter de front le parti adverse, Jules ferry ajoute « les devoirs envers Dieu » aux devoirs civiques et moraux.

En 1923, les devoirs envers Dieu sont supprimés dans les nouvelles instructions.

En 1940, Pétain remet les devoirs envers Dieu dans les écoles.

En 1945, De Gaulle les supprimera définitivement.

Les aumôneries des lycées ont d’abord été créées pour les pensionnaires qui ne pouvaient profiter du jeudi.

Il fut décidé également d’exclure tous les religieux de l’école publique. Le délai d’exclusion était de cinq  ans pour les hommes (le temps de former des enseignants) mais on ne parlait pas des femmes car les écoles normales pour les filles n’étaient qu’au nombre de trois …..Si bien qu’entre les deux guerres on vit encore des religieuses enseigner dans les écoles publiques !

 

La laïcité est une lutte permanente

Certains voudraient faire croire que la laïcité se résume à la tolérance. Il n’en n’est rien car elle est sans cesse remise en question par ses adversaires.

Jean-Paul Delahaye rappelle l’équilibre de 80% école publique / 20% école privée mis en place sous Chevènement. Or aujourd’hui les suppressions drastiques de postes d’enseignants n’interviennent que dans le public et pas dans le privé. Lorsqu’on évoque la diminution des dépenses publiques on ne parle guère du privé.

Au sein de la devise républicaine, le mot fraternité est actuellement sérieusement mis en cause.

 

                                                         Les combats d’aujourd’hui

 

Jaurès disait : « la république est laïque et sociale. Elle restera laïque, si elle reste sociale » souligne Jean-Paul Delahaye et Patrick Kessel d’ajouter que même dans un monde sans problèmes sociaux, le combat pour la laïcité demeurerait.

Question religieuse-question sociale, le mélange devient détonnant lorsque ces deux entités se confondent.

Cependant la dimension sociale n’explique pas tous les intégrismes. Certains intégristes sont très riches.

Actuellement le Vatican tente de récupérer au niveau européen (et à l’ONU) ce qu’il a perdu au niveau des nations à travers notamment l’article 51 de la constitution européenne. Il vient d’imposer la censure d’un rapport sur le créationnisme (le créationnisme monothéiste moderne combat surtout la théorie de l'évolution).

Il est de bon ton aujourd’hui de se servir des religions pour appliquer la politique que l’on veut imposer. Ceci est dramatique affirme Alain Bondeelle. (Référence au fait d’utiliser la religion pour obtenir la paix sociale par le gouvernement actuel).

Ben Laden est le fils spirituel des USA. L’Islamisme récupère l’énergie du croyant à des fins politiques contre la croisade religieuse entreprise par Bush...


Le danger du « droit à la différence »

Sarkozy veut réformer la constitution et introduire le « droit à la différence » dans son préambule.

En réclamant le droit à la différence, on réclame la différence des droits et c’est ainsi que l’on débouche sur les communautarismes et l’extrême droite. Certains intellectuels de gauche commettent l’erreur de s’engager dans cette voie.

Nous assistons aujourd’hui de plus en plus à des revendications exigeant des droits différents des autres : Parce que je suis Alsacien….Parce que je suis musulman…

Nous sommes libres et égaux en droits, pour nous il est impossible de déroger à cette règle. Mouloud, pratiquant musulman intervient dans le débat pour affirmer sa croyance et son engagement dans la défense de la laïcité.

La revendication de droits particuliers est due aussi au « recul de l’Etat ».

La privatisation à outrance, le repli des communautés sur elles-mêmes favorisent la création des groupes revendicatifs exigeant des droits différents. Et Alain Bondeelle d’ajouter que ces groupes ont le droit d’exister (la liberté d’expression est un droit fondamental) mais ne peuvent avoir de droits particuliers (photo ci-après).




La modification de la loi 1905

Sarkozy a été mis en garde contre la modification de la loi 1905. Le risque est grand de retrouver les querelles et les manifestations à l’échelon national si l’on modifie cette loi.

L’un des points que la commission Bachelon soulève est le financement des associations cultuelles. Les nombreuses églises évangélistes qui se développent poussent en ce sens.

 

La laïcité c’est le combat des femmes

Parmi les nombreuses interventions, signalons particulièrement celle de Jacques Estienne sur le combat des femmes. « La moitié de l’humanité n’a pas les mêmes droits que l’autre moitié »

Patrick Kessel rappelle que tous les combats des femmes au cours de l’histoire ont été gagnés contre l’Eglise. Par exemple encore, lors des dernières élections en Espagne, l’Eglise avait nettement choisi le parti conservateur et demandait de ne pas voter pour Zapatero.

La condition inférieure de la femme est commune dans les religions monothéistes. C’est le patriarcat qui est mis en valeur.

Patrick Kessel termine en affirmant que « le combat de la laïcité, c’est le combat des femmes »

 

Conclusion

 En conclusion Patrick Kessel raconte une anecdote. Il se trouvait un jour en Amérique du Sud auprès de militants progressistes et ceux-ci pour défendre leurs droits chantaient la marseillaise, notre hymne national. C’est, dit-il, parce que notre pays est le pays des droits de l’homme et que notre nation sert encore d’exemple. Nous sommes dans un pays qui sépare pour rassembler autour d’un certain nombre de valeurs.

Notre démocratie vient des profondeurs de notre histoire.

Enfin Patrick Kessel remercie la salle, estimant que le débat avait été « de très haute tenue ».

Thierry Verstraete invite les personnes présentes aux prochains café-cité et Vincent Bawedin se fait l’écho de la satisfaction générale des participants à ce débat.

Une bonne soirée en vérité.

Photos et résumé de Jean-Marie LAOUT

Président d'honneur - LDH Somme 

 

 

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4 avril 2008 5 04 /04 /avril /2008 10:59
 


  Page actualisée en date du 7 avril 2008 à 9h00



Le Président de la LDH Somme a pu rencontrer à Noyelles/mer le consul, secrétaire de l'Ambassadeur de Chine, afin de lui remettre le communiqué ci-dessous.
Un échange de 10 minutes nous a permis de préciser notre attachement à la commémoration des chinois défunts du cimetière de Nolette tout en signifiant nos préoccupations concernant la situation au Tibet et en Chine (voir aussi la page "revue de presse" sur ce site).

Notre soucis de discernement a été apprécié par le Consul qui nous en a fait part et s'est engagé à remettre le communiqué à Monsieur l'Ambassadeur pour la plus grande satisfaction de la douzaine de militants présents sans ostentation (photos ci-dessous prises par Patricia, militante de la section Le Crotoy/Rue).















Communiqué de la LDH Somme destiné à Monsieur l’ambassadeur de Chine lors de sa venue au cimetière de Nolette (sur la commune de Noyelles/mer)

 

Monsieur l’ambassadeur

Ambassade de la République Populaire de Chine

11 avenue George V  -  75008 PARIS


Noyelles/mer, le 5 avril 2008


Répression au Tibet, entorses à la liberté d’expression & aux droits de l’Homme : tout silence est complice !

Monsieur l’Ambassadeur,

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (Fédération LDH de la Somme) profite de votre venue au cimetière chinois de Nolette pour réagir concernant la répression au Tibet mais aussi le « muselage » de l’opposition en Chine.

Avant toute chose, nous insistons sur l’importance que nous accordons à la commémoration des chinois morts lors de la première guerre mondiale, tombés malades après avoir travaillé dans des conditions proches de l’esclavagisme pour la construction de voies de chemin de fer au service des Anglais. Nous séparons donc bien votre commémoration et les événements que nous souhaitons dénoncer, soulignant au passage le paradoxe notoire au fait que la Chine, par votre intermédiaire, rende légitimement hommage à une partie de sa population qui fut, en ces lieux, malmenée au début du XXè siècle alors que le peuple tibétain et le peuple chinois en révolte le sont aujourd’hui comme chacun sait.

La LDH Somme vous rappelle donc le courrier qui vous a été envoyé il y a près de trois semaines par la LDH nationale afin de dénoncer les initiatives de la police et l'armée chinoise qui s'en prennent brutalement à la résistance tibétaine. Ces actes de violence ont, ne l’oublions pas, entraîné la mort de plusieurs personnes, dix selon les autorités, bien davantage de toute évidence.

Alors que la Chine s'apprête à accueillir les Jeux olympiques, elle multiplie ouvertement les atteintes aux droits de l'Homme et à la liberté des peuples. Parce que le souvenir des Jeux de Berlin en 1936 est une tache ineffaçable sur le passé de l’olympisme, aucun des partenaires de la Chine pour les Jeux de Pékin 2008 n’a le droit de se taire devant la manière dont le régime chinois traite tant les peuples qu’il prétend coloniser que ses propres citoyens. Il serait temps que le gouvernement français et l’Union européenne mettent enfin leurs actes en conformité avec leur discours et exigent du gouvernement chinois un changement radical d'attitude avant les Jeux.

La LDH, par sa présence symbolique à Noyelles/mer en ce 5 avril, appelle dès maintenant tous les citoyens à écrire à l'Ambassade de Chine à Paris pour exprimer leur indignation et leur solidarité avec les victimes de la répression autoritaire, qu’elle concerne le peuple tibétain ou les mouvements de contestation en Chine et vous demande, Monsieur l’ambassadeur, de tenir compte de ses revendications.

 

 

Le Président, Vincent BAWEDIN

 

* Pour écrire à l'Ambassade :  Monsieur l’ambassadeur, Ambassade de la République Populaire de Chine - 11 avenue George V - 75008 PARIS

 

LDH – Somme – BP n° 70007 – 80450 Camon

Site : http://ldh-somme.over-blog.com/  -  Courriel : ldh-somme@hotmail.fr 


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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 07:53


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« Café Cité » et la LDH de la Somme vous invitent

le jeudi 3 avril 2008 à 19h30, dans la salle Louis

Aragon (contiguë à la Mairie) à CAMON pour la

 

Conférence-débat  sur le thème

 

« Laïcité & Politique »

 

avec :

 

Patrick KESSEL

 

Auteur de « Marianne, je t’aime »,

Co-fondateur du Comité Laïcité République (CLR), …

 

 

& la participation de :

 

 

 

Alain BONDEELLE, Délégué du groupe de travail « Laïcité » et membre du Comité central, Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) ;

 

Jean-Paul DELAHAYE, Président du Cercle Condorcet d’Amiens ;

 

&

 

Thierry VERSTRAETE, Responsable de Café Cité (Amiens) & de Pour la République Sociale (cercle PRS Somme).

 

 

 

 

Fédération LDH Somme BP 70007 – 80450 Camon / Site :http://ldh-somme.over-blog.com/
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 09:59

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Après l’affaire récente de propos xénophobes et racistes tenus dans un pub amiénois, un autre cas était jugé au Tribunal d’Amiens le 28 février dernier : celui d’insultes portées à l’encontre de Lucien Fontaine, traité de « singe » par des skineds.

 

La LDH (Somme et Picardie) faisait partie du Comité de soutien à Lucien, et le président de la fédération de la Somme, venu apporter son soutien au plaignant lors du jugement, s’est exprimé dans deux interviews - pour France 3 Picardie et la télé de la Presse picarde indépendante (cliquer sur le lien) -.

 

Le fond est, comme trop souvent en matière de Droit, passé derrière la forme puisque le qualificatif d’  « injures racistes » n’a pas été retenu par le Tribunal pour une raison de délais, alors que chacun, y compris le Procureur, s’accorde à reconnaître que c’est bien de cela qu’il s’agit...

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 10:05

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COMMUNIQUÉ LDH

 

 

Rappeler le Président au respect de la République

 

 

Bien qu’ayant validé le principe d’une incarcération à vie sans faute, le Conseil constitutionnel n’avait pas accepté de prêter la main à cette forfaiture qu’est la rétroactivité d’une loi pénale.

 

En sollicitant l’avis du Premier Président de la Cour de cassation sur les moyens de contourner cette décision qui s’impose à tous, le Président de la République commet une triple faute.

 

Il met en cause le fonctionnement régulier des institutions en déniant la légitimité du Conseil constitutionnel et porte ainsi atteinte à l’état de droit.

 

Il met en cause l’indépendance du Premier Président de la Cour de cassation et par voie de conséquence celle de la juridiction qu’il préside, en sollicitant un service que le plus haut magistrat de l’ordre judiciaire n’a pas à rendre au chef de l’exécutif.

 

Il montre le peu de cas qu’il fait des principes les plus fondamentaux de la République en tentant d’opposer la légitimité de l’émotion à celle des règles les plus essentielles d’une société démocratique.

 

Chacun peut comprendre que ce qui est ici en cause, ce ne sont plus les débats politiques aussi vifs soient-ils. C’est le contrat social et juridique multiséculaire sur lequel la République a été construite, sans lequel il n’y a pas de pacte civique qui s’impose à tous les citoyens, auquel il est porté atteinte.

 

La Ligue des droits de l’Homme attend du Président du Conseil constitutionnel qu’il rappelle le Président de la République aux devoirs de sa charge et du Premier Président de la Cour de cassation qu’il refuse la mission inconstitutionnelle que l’on tente de lui imposer.

 

Paris, le 25 février 2008

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 16:02

D-claration-universelle.jpg

 

La LDH se constitue partie civile dans l’affaire

du groupe raciste et xénophobe au pub « My Goodness »

 

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) se constitue partie civile contre les personnes qui ont sévi dans le pub irlandais « My Goodness » et parmi lesquelles se trouvaient des policiers (voir Courrier Picard – éditions du 8 au 10 février). Depuis l’affaire Dreyfus, la LDH lutte contre toute forme de racisme et d’antisémitisme.

 

Les faits reprochés ici sont d’une extrême gravité et passibles de poursuites judiciaires. Il est question de saluts nazis et de propos appelant à la réouverture des chambres à gaz et au meurtre des Juifs. La « qualité » de certains des protagonistes, censés représenter l’Etat de droit, est une circonstance aggravante.

 

La LDH de la Somme a d’ores et déjà contacté Madame le Ministre de l’Intérieur en lui demandant que la plus grande vigilance soit apportée quant à la vertu républicaine des policiers recrutés et a indiqué son attachement à ce que la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen figure non seulement dans tout commissariat mais anime l’esprit des forces de l’ordre, à l’heure où le gouvernement annonce une augmentation de leur nombre dans les cités. Le Préfet et le Procureur général de la République de la Somme ont également été contactés.

 

La LDH sera représentée par son avocat, le bâtonnier Francis Lec, pour dénoncer ces actes de provocation à la haine raciale et d’apologie de crimes contre l’humanité et poursuivre leurs auteurs.

 

Enfin la LDH tient à saluer le courage et le sens civique des employés du bar et de leur patron, qui ont œuvré de manière à faire cesser les propos scandaleux des auteurs incriminés, ainsi que de toutes les personnes présentes qui n’ont pas hésité à les rendre publics malgré les menaces reçues.

 

 

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 20:39

 

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Appel à l'initiative de la Ligue de l'enseignement, signé par la LDH

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.

C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Pour signez la pétition en ligne :

http://www.appel-laique.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

 

Organisations signataires :

 

Associations : Amicale des Partenaires de l'Education, de la Recherche et de la Formation, Associations Régionales des Oeuvres Educatives de l'Education Nationale – AROEVEN, Comité Laïcité  République, CAEDEL- Europe et Laïcité, Centre d'Entraînement au Méthodes d'Education Active – CEMEA, Conseil National des Associations Familiales Laïques – CNAFAL, Comité National d'Action Laïque – CNAL, CRAP- Cahiers Pédagogiques, Délégué Départementaux de l'Education Nationale, Eclaireuses et Eclaireurs De France, EGALE, Fédération des Conseils de Parents d'Elèves – FCPE, Fédération Générale des Pupilles de l'Enseignement Public, Fédération des oeuvres educatives et de vacances de l'éducation nationale – FOEVEN, Francas, Jeunessse au Plein Air, Les Pénéloppes, Ligue de l’enseignement, Ligue des droits de l’Homme, Mission Laïque,  Mouvement Jeunes Femmes, Mouvement pour l'abolition de la prostitution et de la pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP), Observatoire Chrétien de la Laïcité, OCCE, PRISME, REGARDS de FEMMES, Solidarité Laïque, SOS Sexisme, UNADFI, Union des Familles Laïques - UFAL

 

Syndicats : FERC CGT, FSU, SGEN-CFDT, SNPDEN, UNSA, UNEF, UNL, Aetl-UNSA  (Administration et Intendance), SIEN-UNSA (inspecteurs), SNAEN CT-UNSA (Agent), SNAPS-UNSA (Activités physiques et sportives), SNASEN-UNSA, SNASUPB-FSU, SNCS   UNSA (Chercheurs), SNMSU - UNSA (Medecins scolaires), SNPCE-UNSA (Communautés éducatives), SNPTES - UNSA  Ingénieurs et techniciens Sup, SNUEP-FSU (Professeurs de LP), SNUPDEN-FSU, SUP Recherche-UNSA, Syndicat de l'Education Populaire-UNSA, Syndicat de l'Enseignement Agricole-UNSA, Syndicat des Enseignants - SE-UNSA, Syndicat des inspecteurs  - SNPI-FSU, Syndicat des  Bibliothèques UNSA, Syndicat National de l'Education Physique - SNEP-FSU, Syndicat National de l'Enseignement Secondaire - SNES-FSU, Syndicat National de l'Enseignement Supérieur - SNESUP-FSU,  Syndicat National des Affaires Culturelles - SNAC-FSU, Syndicat National des Infirmières Conseillères de Santé - SNICS-FSU, Syndicat National des Inspecteurs de l'Enseignement agricole – UNSA, - Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC - SNUIPP-FSU, UNSA-Education

 

Mouvements philosophiques : Conférence des présidents des Cercles Condorcet, Grand Orient de France, Le chevalier de la Barre, Libre Pensée, Union Rationaliste

 

Paris, le 5 février 2008

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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 09:28

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Le gouvernement a souhaité expérimenter le fichier informatique « base élèves » dans les écoles maternelles et primaire et étendre cette initiative dans le secondaire avec le fichier SCONET.

 

Parmi les questions demandées aux élèves et destinées à intégrer ces fichiers : « nationalité », « date d’entrée en France »… .

 

Que l’éducation nationale soit aujourd’hui atteinte par l’extension du fichage informatique nous paraît grave en ce qui concerne la protection de la vie privée.

 

La question essentielle est de savoir quelle utilisation réelle sera faite de ces outils informatiques et à qui ils seront destinés. Ainsi, la loi dite de « prévention de la délinquance » peut permettre aux Maires d’obtenir des informations. Or nous ne sommes jamais certains des intentions des élus, à l’heure où l’on sait que le Ministre de l’Immigration, de l’Intérieur et de l’Identité nationale verra sa note augmenter en fonction des reconduites à la frontière exécutées… .

 

C’est inquiétant pour le respect des libertés publiques, l’Histoire n’ayant jamais été grandie par ses opérations de fichages qui en rappellent certaines heures sombres.

 

C’est pourquoi la LDH est à l’initiative d’une pétition, rejointe par d’autres organisations comme la Ligue de l’Enseignement, la Confédération Syndicale Familiale, la FCPE et plusieurs syndicats enseignants.

 

Nous invitons tous les parents d’élèves, les enseignants et les citoyens à signer cette pétition accessible depuis le site de la LDH : cliquer ici 

Dernière minute : bonne nouvelle ! Devant la mobilisation des associations et syndicats, le Rectorat d'Amiens retire les deux questions "litigieuses" !

 

Les reportages (différentes interviews : président de la LDH de la Somme, responsable syndicale, Rectorat...) s(er)ont accessibles sur le site : France Bleue Picardie

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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 12:00


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 Actualisé le 13 février 2008



La lettre envoyée à la presse :

Objet : communiqué de presse (voir l'article suivant sur ce site)

 Pièce jointe : la lettre adressée aux parlementaires

 

   Monsieur le rédacteur en chef,


Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse de la Fédération de la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen (LDH) de la Somme.

 
La LDH de la Somme (qui regroupe les sections d'Abbeville, Amiens, Roisel-Péronne et nouvellement Le Crotoy-Rue) a contacté tous les parlementaires du département afin de les appeler à voter contre la modification constitutionnelle le 4 février prochain. Ceci afin que le peuple souverain puisse s'exprimer par référendum concernant le traité de Lisbonne. Il en va de l'exigence démocratique et du respect du peuple souverain, garants du bon fonctionnement d'une République.


Vous trouverez également la lettre envoyée aux 6 députés et 3 sénateurs.


Confiant que vous ferez connaître cette position importante (la LDH s'est toujours exprimée dans l'Histoire lors des grands changements constitutionnels - voir communiqué -), je vous prie de croire à l'expression de ma considération distinguée et reste à votre entière disposition pour tout complément d'information...

 


 La lettre aux parlementaires de la Somme :

 




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Fédération de la Somme
 
Amiens, le 21 janvier 2008
 
 
Objet : Congrès de Versailles et traité de Lisbonne
 
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Député,
 
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), réunie en comité départemental le 19 janvier, a voté à l’unanimité un texte destiné aux parlementaires de la Somme concernant le mode d’adoption du traité de Lisbonne (dit traité « simplifié »). Nous tenons à attirer votre attention sur celui-ci, qui sera porté à la connaissance du plus grand nombre :
 
Texte adopté à l’unanimité par le comité départemental de la LDH - Somme,
le 19 janvier 2008 :
                                      
Depuis plus d’un siècle, la LDH est attachée à la défense des valeurs de la République. Le respect du principe de souveraineté populaire en fait partie intégrante et demeure garant du bon fonctionnement de notre République. Quelle que soit la position que l’on défende concernant le traité de Lisbonne, dit « simplifié » par rapport au Traité Constitutionnel Européen (TCE) rejeté le 29 mai 2005, il importe que ce soit le peuple qui décide de son éventuelle adoption. Faire rentrer par la fenêtre un texte qui a été massivement rejeté lors du référendum du 29 mai serait un déni de démocratie, impensable dans une République moderne.D’autant plus que, comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la Convention européenne et père du TCE, « le texte des articles du traité constitutionnel est à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification » (Le Monde, 26 octobre 2007).
 
Dans l’Histoire, la LDH a toujours pris position sur les grands changements constitutionnels, comme en 1946 (déclaration des droits), en 1958 (modifications proposées par le général De Gaulle), en 1964 (suffrage universel), en 1969 (organisation des pouvoirs publics), etc… . Elle entend le faire de nouveau aujourd’hui étant donnée l’importance du sujet qui engage pour l’avenir l’ensemble de nos concitoyens. La LDH insiste sur le fait que le vote par référendum, représentant le choix souverain du peuple, n’en aura que plus de portée et rappelle l’Art. 21.3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 :  « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote ».
 
Le 4 février prochain, si 2/5 des parlementaires (soit 364 sur 908), qui se réunissent en Congrès à Versailles votent contre cette modification constitutionnelle, le Président de la République n’aura pas d’autre possibilité, contrairement à ce que certains avancent, que
d’organiser un référendum. Le choix de l’Europe de demain est une question importante qui nécessite l’adhésion des peuples. Il s’agit là d’une exigence démocratique et du respect de la volonté du peuple souverain.
 
C’est pourquoi nous demandons aux députés et sénateurs de la Somme de voter contre la modification constitutionnelle à Versailles le 4 février prochain afin que ce soit le peuple qui se prononce, par référendum. Nous serons particulièrement attentifs aux votes exprimés et tiendrons nos concitoyens informés de ceux-ci ainsi que de vos réponses sur notre site Internet.
 
Veuillez recevoir, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Député, l’expression de nos salutations républicaines.
 
 Le Président,
 
 
Vincent BAWEDIN


Les réponses des parlementaires reçues
  : 

- Réponse du Sénateur Pierre MARTIN (retranscrite plus bas) :
 

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Paris, le 24 janvier 2008

Monsieur le Président,

Par courrier du 21 janvier, vous avez bien voulu appeler mon attention sur le traité de Lisbonne et sur votre souhait qu'il soit ratifié par voie référendaire.

Vous savez que ce nouveau traité européen apporte des amendements aux traités que la France a ratifiés depuis 1957. Il ne s'agit donc pas d'un texte nouveau qui définit tous les équilibres institutionnels et toutes les politiques de l'Union. Ce traité apporte les modifications indispensables pour que l'Union européenne puisse mieux décider et agir.

Le nouveau traité n'est pas une Constitution. Il a pour objectif de restaurer la capacité de décision de l'Union, de placer le citoyen au coeur des institutions européennes et de prendre en compte les préoccupations exprimées par les Français. La ratification par la voie parlementaire se justifie donc pleinement, comme le Président de la République s'y était engagé devant les Français pendant la campagne électorale.

Par ailleurs, je vous informe que 26 Etats de l'Union européenne sur 27 ont choisi la voie parlementaire pour ratifier le traité. La France n'est donc pas isolée dans son choix.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

P. MARTIN   


- Réponse du Député Maxime GREMETZ :   

 

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- Réponse du Député Jérôme BIGNON :



 

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Le vote des parlementaires de la Somme lors du Congrès du 4 février relatif à la modification constitutionnelle. Cette dernière ayant été votée, le Traité de Lisbonne ne pourra pas être soumis au vote des citoyens.

 

Les 6 Députés :

 

Vote OUI (pour) : Jérôme BIGNON (UMP), Stéphane DEMILLY (Nouveau Centre), Alain GEST (UMP) et Olivier JARDE (Nouveau Centre).

 

Vote NON (contre) : Maxime GREMETZ (Gauche Démocratique & Républicaine) et Gilbert MATHON (Socialiste, Radical, Citoyen & Dv. Gauche).

 

Les 3 Sénateurs :

 

Vote OUI (pour) : Marcel DENEUX (Union Centriste – UDF), Daniel DUBOIS (Union Centriste – UDF) et Pierre MARTIN (UMP).

 

Pour prendre connaissance des autres votes, voir le site de l’Assemblée Nationale en cliquant sur le lien.

 

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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 10:03

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Motion adoptée par la Fédération LDH de la Somme

                                      

Depuis plus d’un siècle, la LDH est attachée à la défense des valeurs de la République. Le respect du principe de souveraineté populaire en fait partie intégrante et demeure garant du bon fonctionnement de notre République. Quelle que soit la position que l’on défende concernant le traité de Lisbonne, dit « simplifié » par rapport au Traité Constitutionnel Européen (TCE) rejeté le 29 mai 2005, il importe que ce soit le peuple qui décide de son éventuelle adoption. Faire rentrer par la fenêtre un texte qui a été massivement rejeté lors du référendum du 29 mai serait un déni de démocratie, impensable dans une République moderne. D’autant plus que, comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la Convention européenne et père du TCE, « le texte des articles du traité constitutionnel est à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification » (Le Monde, 26 octobre 2007).

 

Dans l’Histoire, la LDH a toujours pris position sur les grands changements constitutionnels, comme en 1946 (déclaration des droits), en 1958 (modifications proposées par le général De Gaulle), en 1964 (suffrage universel), en 1969 (organisation des pouvoirs publics), etc… . Elle entend le faire de nouveau aujourd’hui étant donnée l’importance du sujet qui engage pour l’avenir l’ensemble de nos concitoyens. La LDH insiste sur le fait que le vote par référendum, représentant le choix souverain du peuple, n’en aura que plus de portée et rappelle l’Art. 21.3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 :  « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote ».

 

Le 4 février prochain, si 2/5 des parlementaires (soit 364 sur 908), qui se réunissent en Congrès à Versailles votent contre cette modification constitutionnelle, le Président de la République n’aura pas d’autre possibilité, contrairement à ce que certains avancent, que d’organiser un référendum. Le choix de l’Europe de demain est une question importante qui nécessite l’adhésion des peuples. Il s’agit là d’une exigence démocratique et du respect de la volonté du peuple souverain.

 

C’est pourquoi nous demandons aux députés et sénateurs de la Somme de voter contre la modification constitutionnelle à Versailles le 4 février prochain afin que ce soit le peuple qui se prononce, par référendum. Nous serons particulièrement attentifs aux votes exprimés et tiendrons nos concitoyens informés de ceux-ci ainsi que de vos réponses sur notre site Internet (http://ldh-somme.over-blog.com/). 


Motion adoptée à l'unanimité par le comité départemental le 19 janvier 2008
 

 

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