Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 07:53


marianne-laicite.jpg
« Café Cité » et la LDH de la Somme vous invitent

le jeudi 3 avril 2008 à 19h30, dans la salle Louis

Aragon (contiguë à la Mairie) à CAMON pour la

 

Conférence-débat  sur le thème

 

« Laïcité & Politique »

 

avec :

 

Patrick KESSEL

 

Auteur de « Marianne, je t’aime »,

Co-fondateur du Comité Laïcité République (CLR), …

 

 

& la participation de :

 

 

 

Alain BONDEELLE, Délégué du groupe de travail « Laïcité » et membre du Comité central, Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) ;

 

Jean-Paul DELAHAYE, Président du Cercle Condorcet d’Amiens ;

 

&

 

Thierry VERSTRAETE, Responsable de Café Cité (Amiens) & de Pour la République Sociale (cercle PRS Somme).

 

 

 

 

Fédération LDH Somme BP 70007 – 80450 Camon / Site :http://ldh-somme.over-blog.com/
Repost 0
Published by LDH 80 - dans LAICITE
commenter cet article
5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 09:59

undefined

 

 

Après l’affaire récente de propos xénophobes et racistes tenus dans un pub amiénois, un autre cas était jugé au Tribunal d’Amiens le 28 février dernier : celui d’insultes portées à l’encontre de Lucien Fontaine, traité de « singe » par des skineds.

 

La LDH (Somme et Picardie) faisait partie du Comité de soutien à Lucien, et le président de la fédération de la Somme, venu apporter son soutien au plaignant lors du jugement, s’est exprimé dans deux interviews - pour France 3 Picardie et la télé de la Presse picarde indépendante (cliquer sur le lien) -.

 

Le fond est, comme trop souvent en matière de Droit, passé derrière la forme puisque le qualificatif d’  « injures racistes » n’a pas été retenu par le Tribunal pour une raison de délais, alors que chacun, y compris le Procureur, s’accorde à reconnaître que c’est bien de cela qu’il s’agit...

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Racisme
commenter cet article
25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 10:05

r-publique-copie-1.jpg
COMMUNIQUÉ LDH

 

 

Rappeler le Président au respect de la République

 

 

Bien qu’ayant validé le principe d’une incarcération à vie sans faute, le Conseil constitutionnel n’avait pas accepté de prêter la main à cette forfaiture qu’est la rétroactivité d’une loi pénale.

 

En sollicitant l’avis du Premier Président de la Cour de cassation sur les moyens de contourner cette décision qui s’impose à tous, le Président de la République commet une triple faute.

 

Il met en cause le fonctionnement régulier des institutions en déniant la légitimité du Conseil constitutionnel et porte ainsi atteinte à l’état de droit.

 

Il met en cause l’indépendance du Premier Président de la Cour de cassation et par voie de conséquence celle de la juridiction qu’il préside, en sollicitant un service que le plus haut magistrat de l’ordre judiciaire n’a pas à rendre au chef de l’exécutif.

 

Il montre le peu de cas qu’il fait des principes les plus fondamentaux de la République en tentant d’opposer la légitimité de l’émotion à celle des règles les plus essentielles d’une société démocratique.

 

Chacun peut comprendre que ce qui est ici en cause, ce ne sont plus les débats politiques aussi vifs soient-ils. C’est le contrat social et juridique multiséculaire sur lequel la République a été construite, sans lequel il n’y a pas de pacte civique qui s’impose à tous les citoyens, auquel il est porté atteinte.

 

La Ligue des droits de l’Homme attend du Président du Conseil constitutionnel qu’il rappelle le Président de la République aux devoirs de sa charge et du Premier Président de la Cour de cassation qu’il refuse la mission inconstitutionnelle que l’on tente de lui imposer.

 

Paris, le 25 février 2008

Repost 0
11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 16:02

D-claration-universelle.jpg

 

La LDH se constitue partie civile dans l’affaire

du groupe raciste et xénophobe au pub « My Goodness »

 

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) se constitue partie civile contre les personnes qui ont sévi dans le pub irlandais « My Goodness » et parmi lesquelles se trouvaient des policiers (voir Courrier Picard – éditions du 8 au 10 février). Depuis l’affaire Dreyfus, la LDH lutte contre toute forme de racisme et d’antisémitisme.

 

Les faits reprochés ici sont d’une extrême gravité et passibles de poursuites judiciaires. Il est question de saluts nazis et de propos appelant à la réouverture des chambres à gaz et au meurtre des Juifs. La « qualité » de certains des protagonistes, censés représenter l’Etat de droit, est une circonstance aggravante.

 

La LDH de la Somme a d’ores et déjà contacté Madame le Ministre de l’Intérieur en lui demandant que la plus grande vigilance soit apportée quant à la vertu républicaine des policiers recrutés et a indiqué son attachement à ce que la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen figure non seulement dans tout commissariat mais anime l’esprit des forces de l’ordre, à l’heure où le gouvernement annonce une augmentation de leur nombre dans les cités. Le Préfet et le Procureur général de la République de la Somme ont également été contactés.

 

La LDH sera représentée par son avocat, le bâtonnier Francis Lec, pour dénoncer ces actes de provocation à la haine raciale et d’apologie de crimes contre l’humanité et poursuivre leurs auteurs.

 

Enfin la LDH tient à saluer le courage et le sens civique des employés du bar et de leur patron, qui ont œuvré de manière à faire cesser les propos scandaleux des auteurs incriminés, ainsi que de toutes les personnes présentes qui n’ont pas hésité à les rendre publics malgré les menaces reçues.

 

 

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Racisme
commenter cet article
5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 20:39

 

laicite_thumbnail.jpg





Appel à l'initiative de la Ligue de l'enseignement, signé par la LDH

Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.

Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.

C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité. 

Pour signez la pétition en ligne :

http://www.appel-laique.org/index.php?option=com_frontpage&Itemid=1

 

Organisations signataires :

 

Associations : Amicale des Partenaires de l'Education, de la Recherche et de la Formation, Associations Régionales des Oeuvres Educatives de l'Education Nationale – AROEVEN, Comité Laïcité  République, CAEDEL- Europe et Laïcité, Centre d'Entraînement au Méthodes d'Education Active – CEMEA, Conseil National des Associations Familiales Laïques – CNAFAL, Comité National d'Action Laïque – CNAL, CRAP- Cahiers Pédagogiques, Délégué Départementaux de l'Education Nationale, Eclaireuses et Eclaireurs De France, EGALE, Fédération des Conseils de Parents d'Elèves – FCPE, Fédération Générale des Pupilles de l'Enseignement Public, Fédération des oeuvres educatives et de vacances de l'éducation nationale – FOEVEN, Francas, Jeunessse au Plein Air, Les Pénéloppes, Ligue de l’enseignement, Ligue des droits de l’Homme, Mission Laïque,  Mouvement Jeunes Femmes, Mouvement pour l'abolition de la prostitution et de la pornographie et de toutes formes de violences sexuelles et discriminations sexistes (MAPP), Observatoire Chrétien de la Laïcité, OCCE, PRISME, REGARDS de FEMMES, Solidarité Laïque, SOS Sexisme, UNADFI, Union des Familles Laïques - UFAL

 

Syndicats : FERC CGT, FSU, SGEN-CFDT, SNPDEN, UNSA, UNEF, UNL, Aetl-UNSA  (Administration et Intendance), SIEN-UNSA (inspecteurs), SNAEN CT-UNSA (Agent), SNAPS-UNSA (Activités physiques et sportives), SNASEN-UNSA, SNASUPB-FSU, SNCS   UNSA (Chercheurs), SNMSU - UNSA (Medecins scolaires), SNPCE-UNSA (Communautés éducatives), SNPTES - UNSA  Ingénieurs et techniciens Sup, SNUEP-FSU (Professeurs de LP), SNUPDEN-FSU, SUP Recherche-UNSA, Syndicat de l'Education Populaire-UNSA, Syndicat de l'Enseignement Agricole-UNSA, Syndicat des Enseignants - SE-UNSA, Syndicat des inspecteurs  - SNPI-FSU, Syndicat des  Bibliothèques UNSA, Syndicat National de l'Education Physique - SNEP-FSU, Syndicat National de l'Enseignement Secondaire - SNES-FSU, Syndicat National de l'Enseignement Supérieur - SNESUP-FSU,  Syndicat National des Affaires Culturelles - SNAC-FSU, Syndicat National des Infirmières Conseillères de Santé - SNICS-FSU, Syndicat National des Inspecteurs de l'Enseignement agricole – UNSA, - Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et PEGC - SNUIPP-FSU, UNSA-Education

 

Mouvements philosophiques : Conférence des présidents des Cercles Condorcet, Grand Orient de France, Le chevalier de la Barre, Libre Pensée, Union Rationaliste

 

Paris, le 5 février 2008

Repost 0
Published by LDH 80 - dans LAICITE
commenter cet article
31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 09:28

images.jpg

 

 

 

Le gouvernement a souhaité expérimenter le fichier informatique « base élèves » dans les écoles maternelles et primaire et étendre cette initiative dans le secondaire avec le fichier SCONET.

 

Parmi les questions demandées aux élèves et destinées à intégrer ces fichiers : « nationalité », « date d’entrée en France »… .

 

Que l’éducation nationale soit aujourd’hui atteinte par l’extension du fichage informatique nous paraît grave en ce qui concerne la protection de la vie privée.

 

La question essentielle est de savoir quelle utilisation réelle sera faite de ces outils informatiques et à qui ils seront destinés. Ainsi, la loi dite de « prévention de la délinquance » peut permettre aux Maires d’obtenir des informations. Or nous ne sommes jamais certains des intentions des élus, à l’heure où l’on sait que le Ministre de l’Immigration, de l’Intérieur et de l’Identité nationale verra sa note augmenter en fonction des reconduites à la frontière exécutées… .

 

C’est inquiétant pour le respect des libertés publiques, l’Histoire n’ayant jamais été grandie par ses opérations de fichages qui en rappellent certaines heures sombres.

 

C’est pourquoi la LDH est à l’initiative d’une pétition, rejointe par d’autres organisations comme la Ligue de l’Enseignement, la Confédération Syndicale Familiale, la FCPE et plusieurs syndicats enseignants.

 

Nous invitons tous les parents d’élèves, les enseignants et les citoyens à signer cette pétition accessible depuis le site de la LDH : cliquer ici 

Dernière minute : bonne nouvelle ! Devant la mobilisation des associations et syndicats, le Rectorat d'Amiens retire les deux questions "litigieuses" !

 

Les reportages (différentes interviews : président de la LDH de la Somme, responsable syndicale, Rectorat...) s(er)ont accessibles sur le site : France Bleue Picardie

Repost 0
30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 12:00


undefined

 Actualisé le 13 février 2008



La lettre envoyée à la presse :

Objet : communiqué de presse (voir l'article suivant sur ce site)

 Pièce jointe : la lettre adressée aux parlementaires

 

   Monsieur le rédacteur en chef,


Vous trouverez ci-joint un communiqué de presse de la Fédération de la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen (LDH) de la Somme.

 
La LDH de la Somme (qui regroupe les sections d'Abbeville, Amiens, Roisel-Péronne et nouvellement Le Crotoy-Rue) a contacté tous les parlementaires du département afin de les appeler à voter contre la modification constitutionnelle le 4 février prochain. Ceci afin que le peuple souverain puisse s'exprimer par référendum concernant le traité de Lisbonne. Il en va de l'exigence démocratique et du respect du peuple souverain, garants du bon fonctionnement d'une République.


Vous trouverez également la lettre envoyée aux 6 députés et 3 sénateurs.


Confiant que vous ferez connaître cette position importante (la LDH s'est toujours exprimée dans l'Histoire lors des grands changements constitutionnels - voir communiqué -), je vous prie de croire à l'expression de ma considération distinguée et reste à votre entière disposition pour tout complément d'information...

 


 La lettre aux parlementaires de la Somme :

 




undefined


Fédération de la Somme
 
Amiens, le 21 janvier 2008
 
 
Objet : Congrès de Versailles et traité de Lisbonne
 
Monsieur le Sénateur,
Monsieur le Député,
 
La Ligue des Droits de l’Homme (LDH), réunie en comité départemental le 19 janvier, a voté à l’unanimité un texte destiné aux parlementaires de la Somme concernant le mode d’adoption du traité de Lisbonne (dit traité « simplifié »). Nous tenons à attirer votre attention sur celui-ci, qui sera porté à la connaissance du plus grand nombre :
 
Texte adopté à l’unanimité par le comité départemental de la LDH - Somme,
le 19 janvier 2008 :
                                      
Depuis plus d’un siècle, la LDH est attachée à la défense des valeurs de la République. Le respect du principe de souveraineté populaire en fait partie intégrante et demeure garant du bon fonctionnement de notre République. Quelle que soit la position que l’on défende concernant le traité de Lisbonne, dit « simplifié » par rapport au Traité Constitutionnel Européen (TCE) rejeté le 29 mai 2005, il importe que ce soit le peuple qui décide de son éventuelle adoption. Faire rentrer par la fenêtre un texte qui a été massivement rejeté lors du référendum du 29 mai serait un déni de démocratie, impensable dans une République moderne.D’autant plus que, comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la Convention européenne et père du TCE, « le texte des articles du traité constitutionnel est à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification » (Le Monde, 26 octobre 2007).
 
Dans l’Histoire, la LDH a toujours pris position sur les grands changements constitutionnels, comme en 1946 (déclaration des droits), en 1958 (modifications proposées par le général De Gaulle), en 1964 (suffrage universel), en 1969 (organisation des pouvoirs publics), etc… . Elle entend le faire de nouveau aujourd’hui étant donnée l’importance du sujet qui engage pour l’avenir l’ensemble de nos concitoyens. La LDH insiste sur le fait que le vote par référendum, représentant le choix souverain du peuple, n’en aura que plus de portée et rappelle l’Art. 21.3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 :  « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote ».
 
Le 4 février prochain, si 2/5 des parlementaires (soit 364 sur 908), qui se réunissent en Congrès à Versailles votent contre cette modification constitutionnelle, le Président de la République n’aura pas d’autre possibilité, contrairement à ce que certains avancent, que
d’organiser un référendum. Le choix de l’Europe de demain est une question importante qui nécessite l’adhésion des peuples. Il s’agit là d’une exigence démocratique et du respect de la volonté du peuple souverain.
 
C’est pourquoi nous demandons aux députés et sénateurs de la Somme de voter contre la modification constitutionnelle à Versailles le 4 février prochain afin que ce soit le peuple qui se prononce, par référendum. Nous serons particulièrement attentifs aux votes exprimés et tiendrons nos concitoyens informés de ceux-ci ainsi que de vos réponses sur notre site Internet.
 
Veuillez recevoir, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Député, l’expression de nos salutations républicaines.
 
 Le Président,
 
 
Vincent BAWEDIN


Les réponses des parlementaires reçues
  : 

- Réponse du Sénateur Pierre MARTIN (retranscrite plus bas) :
 

undefined

 

 

Paris, le 24 janvier 2008

Monsieur le Président,

Par courrier du 21 janvier, vous avez bien voulu appeler mon attention sur le traité de Lisbonne et sur votre souhait qu'il soit ratifié par voie référendaire.

Vous savez que ce nouveau traité européen apporte des amendements aux traités que la France a ratifiés depuis 1957. Il ne s'agit donc pas d'un texte nouveau qui définit tous les équilibres institutionnels et toutes les politiques de l'Union. Ce traité apporte les modifications indispensables pour que l'Union européenne puisse mieux décider et agir.

Le nouveau traité n'est pas une Constitution. Il a pour objectif de restaurer la capacité de décision de l'Union, de placer le citoyen au coeur des institutions européennes et de prendre en compte les préoccupations exprimées par les Français. La ratification par la voie parlementaire se justifie donc pleinement, comme le Président de la République s'y était engagé devant les Français pendant la campagne électorale.

Par ailleurs, je vous informe que 26 Etats de l'Union européenne sur 27 ont choisi la voie parlementaire pour ratifier le traité. La France n'est donc pas isolée dans son choix.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de ma considération distinguée.

P. MARTIN   


- Réponse du Député Maxime GREMETZ :   

 

R-ponse-de-Maxime-Gremetz.JPG


- Réponse du Député Jérôme BIGNON :



 

undefined

 

 

undefined

 



Le vote des parlementaires de la Somme lors du Congrès du 4 février relatif à la modification constitutionnelle. Cette dernière ayant été votée, le Traité de Lisbonne ne pourra pas être soumis au vote des citoyens.

 

Les 6 Députés :

 

Vote OUI (pour) : Jérôme BIGNON (UMP), Stéphane DEMILLY (Nouveau Centre), Alain GEST (UMP) et Olivier JARDE (Nouveau Centre).

 

Vote NON (contre) : Maxime GREMETZ (Gauche Démocratique & Républicaine) et Gilbert MATHON (Socialiste, Radical, Citoyen & Dv. Gauche).

 

Les 3 Sénateurs :

 

Vote OUI (pour) : Marcel DENEUX (Union Centriste – UDF), Daniel DUBOIS (Union Centriste – UDF) et Pierre MARTIN (UMP).

 

Pour prendre connaissance des autres votes, voir le site de l’Assemblée Nationale en cliquant sur le lien.

 

Repost 0
20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 10:03

europe-des-peuples.jpg

Motion adoptée par la Fédération LDH de la Somme

                                      

Depuis plus d’un siècle, la LDH est attachée à la défense des valeurs de la République. Le respect du principe de souveraineté populaire en fait partie intégrante et demeure garant du bon fonctionnement de notre République. Quelle que soit la position que l’on défende concernant le traité de Lisbonne, dit « simplifié » par rapport au Traité Constitutionnel Européen (TCE) rejeté le 29 mai 2005, il importe que ce soit le peuple qui décide de son éventuelle adoption. Faire rentrer par la fenêtre un texte qui a été massivement rejeté lors du référendum du 29 mai serait un déni de démocratie, impensable dans une République moderne. D’autant plus que, comme le souligne Valéry Giscard d’Estaing, ancien Président de la Convention européenne et père du TCE, « le texte des articles du traité constitutionnel est à peu près inchangé, mais il se trouve dispersé en amendements aux traités antérieurs, eux-mêmes réaménagés. On est évidemment loin de la simplification » (Le Monde, 26 octobre 2007).

 

Dans l’Histoire, la LDH a toujours pris position sur les grands changements constitutionnels, comme en 1946 (déclaration des droits), en 1958 (modifications proposées par le général De Gaulle), en 1964 (suffrage universel), en 1969 (organisation des pouvoirs publics), etc… . Elle entend le faire de nouveau aujourd’hui étant donnée l’importance du sujet qui engage pour l’avenir l’ensemble de nos concitoyens. La LDH insiste sur le fait que le vote par référendum, représentant le choix souverain du peuple, n’en aura que plus de portée et rappelle l’Art. 21.3 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 :  « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote ».

 

Le 4 février prochain, si 2/5 des parlementaires (soit 364 sur 908), qui se réunissent en Congrès à Versailles votent contre cette modification constitutionnelle, le Président de la République n’aura pas d’autre possibilité, contrairement à ce que certains avancent, que d’organiser un référendum. Le choix de l’Europe de demain est une question importante qui nécessite l’adhésion des peuples. Il s’agit là d’une exigence démocratique et du respect de la volonté du peuple souverain.

 

C’est pourquoi nous demandons aux députés et sénateurs de la Somme de voter contre la modification constitutionnelle à Versailles le 4 février prochain afin que ce soit le peuple qui se prononce, par référendum. Nous serons particulièrement attentifs aux votes exprimés et tiendrons nos concitoyens informés de ceux-ci ainsi que de vos réponses sur notre site Internet (http://ldh-somme.over-blog.com/). 


Motion adoptée à l'unanimité par le comité départemental le 19 janvier 2008
 

 

Repost 0
15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 13:48

Tribune de Jean-Pierre Dubois, président national de la LDH (Libération - 15 janvier 2008)



undefined



Voilà 110 ans qu’Emile Zola publiait son «J’accuse» pour faire libérer et réhabiliter Alfred Dreyfus. Parce que la vérité et la justice ne pouvaient s’incliner devant le mensonge officiel et la machine judiciaire. Zola fut condamné, mais son geste mit en mouvement des femmes et des hommes qui ne supportaient pas l’injustice au pays de la Révolution française. Ce sont eux qui fondèrent en 1898 la Ligue française des droits de l’homme et du citoyen (LDH). C’est de l’affaire Dreyfus que date l’engagement des «intellectuels». Contre la volonté des gouvernants, la vigilance citoyenne avait sauvé l’honneur de la République salie par l’antisémitisme et le militarisme.


Les fondateurs de la LDH décidèrent qu’après Dreyfus ils continueraient à défendre les droits et libertés de tout être humain victime de l’injustice. Face à la répression sociale, à l’oppression nazie ou à l’arbitraire colonial, militants, résistants et combattants ont trouvé à leurs côtés les héritiers d’Emile Zola. Toujours prêts à s’indigner, ils ont été couverts de sarcasmes comme l’avait été Zola par les xénophobes et les antisémites. On flétrit avant-hier la «République des professeurs», hier les «belles âmes», aujourd’hui les «droits de-l’hommistes», invention du Club de l’horloge, dont la réapparition dans tel discours politicien rappelle la permanence de la haine des droits de l’homme et de leurs défenseurs.

Mais, dira-t-on, quelles horreurs présentes pourraient se comparer au déferlement antisémite antidreyfusard, aux camps nazis, à la torture en Algérie ou aux centaines de corps flottant sur la Seine le 17 octobre 1961 ? Comment assimiler les temps que nous vivons aux sinistres années 40 ou même aux sanglants affrontements de la guerre d’Algérie ? Certes, le 1er mai 1995, ce n’était plus que le corps d’un seul Algérien ou «présumé tel», celui de Brahim Bouarram, qui flottait sur la Seine. Mais la haine antisémite et raciste continue d’inspirer une cohorte de comportements haineux, violents et discriminatoires, et comment ne pas évoquer là la mort sous la torture d’Ilan Halimi, là l’assassinat de Chaïb Zehaf ?

Montaigne nous l’a appris, «chaque homme porte en lui la forme entière de l’humaine condition». Avec chaque victime du racisme, de l’antisémitisme ou de la xénophobie, c’est notre humanité commune qui est frappée. Or des femmes et des enfants meurent sur les barbelés de Ceuta et de Melilla ou au large des îles Canaries ; des déboutés du droit d’asile sont tués ou torturés après leur reconduite à la frontière ; un enfant à Amiens, une femme à Belleville, un jeune futur père à Rosny-sous-Bois s’écrasent au pied d’un immeuble pour échapper à la chasse aux sans-papiers ; on se suicide en centre de rétention ; des enfants sont arrachés à leurs parents pour crime d’absence de carte de séjour. On fiche, on traque, on rafle ceux dont la vie n’est qu’exil, misère et angoisse. On poursuit pour délit de fraternité ceux qui leur apportent secours et assistance. Les instituteurs, les assistantes sociales, les inspecteurs du travail sont sommés de rabattre ce misérable gibier vers les convocations pièges et les souricières jusqu’aux portes des écoles. Alors, oui, nous sentons que la colère d’Emile Zola n’est pas passée de saison. Combien d’années devrons-nous supporter l’image d’une France qui claque la porte de l’asile et de la solidarité, qui expulse petits et grands, qui maintient dans la précarité, la peur, la surexploitation des centaines de milliers d’êtres humains qui vivent parmi nous ?


Chacun d’eux, désespéré au fond d’un centre de rétention, ligoté sur son siège d’avion, projeté dans l’inconnu à l’autre bout du monde, est comme un écho de l’innocent de l’île du Diable. Chacun de ces destins broyés est une nouvelle affaire Dreyfus. En leur nom à tous, au nom des milliers de «délinquants de la solidarité» qui restent fidèles à la République de Zola, j’ose me réclamer de la grande voix. J’accuse ceux qui ont proposé, voté et fait voter ces lois inhumaines de persécuter des innocents pour le plus grand profit de mafieux, de marchands de sommeil et de travail au noir, et pour la plus grande honte des citoyens attachés à la liberté, à l’égalité et à la fraternité. J’accuse ceux qui, semaine après semaine, exigent plus d’arrestations, plus d’expulsions, plus d’exils d’être la cause de souffrances innombrables, voire trop souvent de la mort d’humains qui ne sont coupables que de fuir la terreur ou la misère, de vouloir vivre le plus dignement possible et de rêver, pour leurs enfants, d’un avenir meilleur. J’accuse ceux qui, par calcul ou lâcheté, détournent les yeux, se bouchent les oreilles et se tiennent à l’écart de la solidarité humaine avec les sans-papiers, les sans-asile, les sans-droits, de contribuer par leur passivité et leur silence à un repli xénophobe qui, dans les manuels d’histoire de demain, restera comme une tache sur le livre de la République. La Ligue des droits de l’homme, en ce 110e anniversaire de la publication du «J’accuse» d’Emile Zola, appelle chaque citoyenne et chaque citoyen à faire de cette cause d’humanité, d’égalité et de solidarité, en ces temps difficiles, notre affaire Dreyfus à tous. 

Libération – « Rebonds » 15 janvier 2008

Repost 0
6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 10:26

undefined

Communiqué LDH
 

 

En ce début d’année 2008, c’est d’abord aux instituteurs de la République que la Ligue des droits de l’Homme tient à adresser ses vœux les plus solidaires. A ces instituteurs que le Président de la République, inconscient des devoirs de sa charge, a insultés dans l’homélie qu’il a prononcée le 20 décembre dernier comme « chanoine du Latran ».

 

Selon Nicolas Sarkozy, « dans la transmission des valeurs et dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu’il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ».

 

Le monde est plein de « fous de Dieu » qui, portés par une « espérance » délirante, poussent leur « engagement » jusqu’à « la radicalité du sacrifice de leur vie »… et de centaines d’autres vies innocentes. Le tout au nom de « la différence entre le bien et le mal » et de la purification des âmes.

 

Qu’en tant qu’individu Monsieur Sarkozy mette ces valeurs au pinacle n’est qu’un signe de plus de son ancrage, derrière l’agitation d’une communication « décomplexée », dans les valeurs les plus traditionalistes de la société française.

 

Mais qu’en tant que Président de la République française il mette le curé au-dessus de l’instituteur comme responsable de « la transmission des valeurs », qu’il ignore à ce point ce que sont précisément les valeurs de la République qu’il est censé représenter, témoigne de l’ampleur de la crise politique et morale qu’aggrave son exercice de la fonction présidentielle.

 

L’article 1er de la Constitution définit la République française comme « laïque, démocratique et sociale ».

 

« Laïque », elle refuse le mélange entre convictions religieuses et exercice des responsabilités politiques.

 

« Démocratique », elle refuse la concentration des pouvoirs entre les mains d’un « Président-Soleil » entouré de « collaborateurs » et de courtisans.

 

« Sociale », elle refuse la juxtaposition d’un « bouclier fiscal » pour les plus riches et de la régression du « bouclier social » pour les plus pauvres.

 

Ce n’est pas seulement dans les jets privés, les yachts et au « Fouquet’s » que s’étale le mépris des privilégiés pour cette fameuse « France qui se lève tôt ». C’est aussi dans le cynisme avec lequel sont foulées aux pieds, jour après jour, les valeurs républicaines.

 

La LDH salue donc d’abord, aujourd’hui, ces instituteurs qui, à ses yeux, restent les mieux à même de transmettre le respect des valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité et de solidarité. Et elle souhaite que 2008 donne à tous les Français plus d’occasions qu’en 2007 de retrouver, face au spectacle que donne la représentation politique, confiance en l’avenir de la République.

 

                                                                                                Paris, le 3 janvier.

Repost 0