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10 janvier 2015 6 10 /01 /janvier /2015 19:18

 

 

 

10 janvier 2015 – rassemblement à ABBEVILLE

Texte prononcé, pour la section LDH Abbeville, par Gilles LARIVIERE

 

Rendre hommage et dire NON ! : défendons les valeurs de la République !

 

Ils faisaient rire, ils faisaient sourire, ils agaçaient, ils choquaient, ils provoquaient. Leur outil, c’était le crayon ; leurs moyens, c’étaient l’humour, le sarcasme, la dérision, l’autodérision, la vulgarité calculée, la méchanceté assumée, l’humour noir, l’irrévérence qui n’épargne personne. Leur cible, c’était la bêtise, qu’ils préféraient appeler connerie, partout où ils pouvaient la débusquer, de préférence chez les puissants, pour révéler leurs turpitudes.

Féroces, ils l’étaient dans leurs dessins, dans leurs mots, mais, profondément pacifiques, jamais ils n’ont cherché à susciter la violence contre des personnes, jamais bien sûr ils n’ont appelé au meurtre. Ils brocardaient des comportements et respectaient la vie qu’ils n’ont cessé de célébrer joyeusement jusqu’à ce sinistre mercredi.

Hélas, comme le disait récemment Charb, « C’est très difficile de jongler avec le second degré dans un monde où tout est pris au premier ». C’est bien le point commun entre tous les fanatiques de ne pas comprendre le second degré, de ne pas comprendre quand l’outrance cultivée vise à faire réfléchir bien plus qu’à offenser.

Les tueurs ont assassiné des hommes, ils visaient aussi surtout des valeurs qui constituent le fondement de notre contrat social.

Ils ont assassiné des journalistes parce qu’ils ne supportent pas la liberté de penser et d’exprimer des idées, ils ont assassiné des policiers, l’un d’entre eux achevé froidement, parce qu’ils représentaient l’État de Droit.

Au-delà du carnage des douze victimes de mercredi et des quatre d’hier, ils visent à déstabiliser notre République en s’attaquant à ses fondements.

Si l’objectif des fanatiques est de faire peur, c’est raté ! Par les très nombreux rassemblements organisés depuis mercredi, le peuple de France a montré sa détermination à ne pas se laisser intimider, c’est un grand motif de satisfaction dans le malheur qui frappe notre pays. Nous nous réjouissons aussi pour la même raison des initiatives qui visent à ne pas interrompre la publication de Charlie Hebdo. Nous constatons avec satisfaction un vaste mouvement international de solidarité.

Mais l’émotion va retomber et, comme on l’a déjà beaucoup entendu dire, il y aura un après 7 janvier. Le pays ne sera plus tout à fait le même demain et il nous appartient, à nous, citoyens conscients, de dessiner le futur. Il nous appartient d’abord de dire autour de quelles valeurs nous voulons construire l’avenir.

Combattre avec détermination le djihadisme est un devoir et une nécessité, mais nous ne devons à aucun prix renoncer pour autant aux valeurs de la démocratie et de l’État de Droit. Toute mesure législative prise dans la précipitation et sous l’effet de l’émotion risque d’être contre-productive et nuisible à la démocratie.

Nous devons tout particulièrement nous garder du chant pernicieux des sirènes de l’extrême droite qui s’est déjà propagé beaucoup trop largement dans notre pays, et parfois là où on l’attendait le moins : combien de responsables politiques de partis dits républicains ont joué par démagogie avec les peurs, avec les haines ? Combien ont contribué à banaliser les idées mortifères qu’ils prétendent combattre ? Même repeint sommairement en bleu foncé, le parti fédérateur des droites extrêmes n’a rien renié de ses fondamentaux, à commencer par la haine de l’autre, de l’étranger, du différent, du faible dont il prétend se faire le porte-parole pour mieux le berner. Il utilise les mots de la démocratie pour les détourner de leur sens : s’il chante les louanges du suffrage universel, c’est parce qu’il espère utiliser ce moyen pour prendre le pouvoir, s’il se réfère à la laïcité, c’est pour mieux stigmatiser la population d’origine musulmane. Ne nous laissons pas prendre à ce piège !

Ne nous trompons pas d’ennemis : parmi nos concitoyens d’origine ou de culture musulmane, beaucoup ne sont ni croyants ni pratiquants et, parmi les pratiquants, la grande majorité ne ressent pas d’incompatibilité fondamentale entre sa foi et les valeurs républicaines. Les fondamentalistes constituent une minorité et dans cette minorité, les activistes actifs ou potentiels sont à leur tour très minoritaires. Minoritaires, mais très dangereux ; ce sont eux qui doivent être affrontés avec vigueur.

Ne nous trompons pas non plus de moyens : comme chaque fois qu’un drame sanglant alarme l’opinion publique, des voix s’élèvent pour réclamer plus de répression, plus de surveillance, plus de contrôle. Le chemin est souvent étroit entre la nécessité d’assurer au mieux la sécurité des citoyens et la préservation des libertés fondamentales, mais c’est bien dans ce sens qu’il faut agir, en ne perdant pas de vue que chaque fois qu’un état démocratique restreint les libertés publiques au nom de la lutte contre les terroristes, c’est une victoire pour le terrorisme.

Nous devons aussi dénoncer la tentation de désigner comme terrorisme tout ce qui dérange l’ordre établi et s’écarte quelque peu du cadre strict de la loi : n’avons-nous pas entendu parler de terrorisme à propos d’actions militantes qui, pour sortir du cadre de l’action légale, n’ont rien à voir avec un fanatisme aveugle et meurtrier. Non, démonter une installation que l’on juge néfaste ou occuper une zone que l’on estime devoir sauvegarder, ce n’est pas du terrorisme ! On a le droit de réprouver ces actions, mais pas de les confondre avec des pratiques barbares.

Le comble de la perversion politique semble atteint lorsqu’on entend, après le drame de mercredi, demander le rétablissement de la peine de mort : qu’auraient dessiné à ce propos Charb et ses amis ? qu’en pensent les survivants, eux qui n’ont eu de cesse de ridiculiser toute demande allant dans ce sens, adoptant depuis toujours une position abolitionniste sans ambiguïté ? Je ne résiste pas à la tentation d’apporter un peu d’humour en hommage aux humoristes victimes de ce mercredi sanglant et de décrire ce dessin de Willem paru en 2007 dans Charlie : on y voit le chef bien connu de l’extrême droite installé devant un pupitre éructer ses formules habituelles devant quelques-uns de ses partisans « préférence nationale », « peine de mort » et les autres de répondre : « compris, chef, la peine de mort réservée aux français ».

 

Face à l’adversité, la République doit garder son sang-froid !

 

Nous devons réaffirmer les valeurs qui l’ont construite au cours des siècles, à commencer par la laïcité, dans l’esprit des concepteurs de la loi de 1905 qui a fait ses preuves : l’État ne reconnait aucun culte en particulier, mais il doit garantir la liberté de croire et de pratiquer une religion, il doit garantir aussi la liberté de ne pas avoir de religion et il doit préserver l’ensemble des citoyens contre la tentation des religions d’imposer à tous des valeurs ou des règles de vie. La laïcité n'est pas un sectarisme figé, elle suppose au contraire une recherche permanente de règles de vie collective destinées à assurer la liberté de conscience et d'expression de chacun. Elle vise à nous permettre de vivre en paix malgré nos différences.

La liberté de conscience et d’expression a été conquise très progressivement, parfois de haute lutte au cours des temps modernes. Comme encore aujourd’hui dans trop de contrées, le blasphème a été puni de mort en France jusqu’en 1666, date à laquelle Louis XIV a ordonné de mettre fin à cette sentence ; c’est pourtant sous ce chef d’inculpation que, en 1766, le Chevalier la Barre a été torturé puis décapité et brûlé sur la place même où nous nous trouvons aujourd’hui. Il va de soi qu’une république laïque ne saurait considérer comme un délit le blasphème, qui est un concept religieux. C’est hélas ce prétendu crime qui a valu la mort des dessinateurs dont nous honorons la mémoire par ce rassemblement.

La liberté de conscience n’est rien sans la liberté d’expression et la liberté de la presse en est le pilier. C’est ce pilier qu’il convient aujourd’hui de préserver et de renforcer en promouvant une presse libre, indépendante des puissances d’argent. La loi française ne fixe comme limite à la liberté d’expression que la diffamation, l’interdiction d’inciter à la haine ou d’appeler au meurtre, ce qui nous semble la moindre des choses. Persuadons les journalistes qui pourraient être intimidés que, pour reprendre le slogan d’un journal satirique bien connu, « La liberté de la presse ne s’use que quand on ne s’en sert pas ».

La liberté d’expression, c’est aussi la liberté des artistes. On a vu ces dernières années des œuvres détruites, des pièces de théâtre perturbées, des expositions fermées sous la pression de groupes intégristes liés à l’extrême droite. C’est inacceptable et nous devons redoubler de vigilance : pour être moins radicalement violents que les islamistes, ces fanatiques n’en relèvent pas moins, au fond, d’une idéologie analogue car ils veulent imposer à tous les principes liés à leur vision théocratique du monde.

Nous devons aujourd’hui faire face à une situation complexe, confuse et très tendue. Le chantier de la construction démocratique est vaste et semé de pièges. Nous devons redonner sa dignité à un débat public trop souvent enlisé dans des manœuvres tactiques et des rivalités de personnes, nous devons garder la tête froide et nous rassembler, nous, citoyens français, démocrates de sensibilités différentes, de confessions diverses, d’origines variées, pour faire vivre notre République et redonner tout leur sens aux trois mots qui constituent sa devise :

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 18:35

 

 

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Fédération de la Somme

 

 

 

La Ligue des droits de l'Homme condamne avec la plus grande force l'assassinat de douze personnes dans les locaux de Charlie Hebdo. Rien ne peut justifier une telle violence.


 

La LDH condamne avec la même fermeté la volonté d'intimider un organe de presse. C'est la liberté de la presse toute entière qui est atteinte. C'est la République qui est, elle-même, blessée.

 

La LDH exprime sa solidarité à la rédaction de Charlie Hebdo et aux blessés et exprime ses condoléances aux familles des victimes.


 

La Fédération de la Somme de la LDH appelle les citoyens à participer aux rassemblements organisés, certains ont eu lieu dès ce mercredi, d'autres sont organisés ce jour et les jours qui suivent, comme :


 

·         à Abbeville ce jeudi 8 janvier à 18h devant le Courrier Picard et samedi 10 janvier à 15h place de l'Hôtel de Ville.

 

·         à Amiens ce jeudi 8 janvier à 18h30 place Gambetta

 

 

D’autres rendez-vous (actualisation en cours) : infos accessibles en cliquant ici 

 

Face à une telle barbarie , c'est en se retrouvant autour des principes de la démocratie et de l'Etat de droit que nous pouvons y faire échec.

 

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 23:13

 

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M. Gratton, Secrétaire de la section LDH Amiens, et V. Bawedin,

Vice-président de la fédération LDH Somme (Cliché J-M. Faucillon*)

  

AMIENS -  La LDH était présente aujourd’hui, parmi environ 300 personnes, au rassemblement en hommage à Rémi Fraisse.

Jeune naturaliste de terrain donnant de son temps libre et offrant ses compétences pour le recensement du patrimoine végétal, ce botaniste participait de la sorte à l’intérêt général, à savoir le porté à connaissance d’un patrimoine commun.

C’est tout naturellement que Picardie Nature, membre de France Nature Environnement (FNE), homologue locale de l’association de Midi-Pyrénées où était impliqué Rémi, a organisé, en partenariat avec la CGT pour l’intendance, cette belle journée d’hommage à Amiens.

Simples citoyens, militants syndicaux, politiques (PG, EELV, Ensemble !...) et associatifs étaient, dans une ambiance à la fois grave et déterminée, réunis pour ne pas oublier. L’intérêt général doit primer ! Ce gouvernement devra finir par l’entendre.

*Pour une idée de l’ambiance de ce rassemblement, nous vous invitons à voir le diaporama des superbes clichés pris par Jean-Marie Faucillon : cliquez ici !

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30 octobre 2014 4 30 /10 /octobre /2014 19:09

 

 

A l'heure où nous retranscrivons ce communiqué de la LDH nationale (ci-dessous), nous apprenons la tenue d'un rassemblement pacifique et citoyen pour un hommage à Rémi FRAISSE, militant de 21 ans décédé le 26 octobre sur la ZAD du Testet. Nous souhaitons partager ici l'appel pour cette initiative de la CGT Fnac Amiens & de l'UL CGT Amiens ville, qui se déroulera samedi 1er novembre à 14h, place Gambetta à Amiens.

 


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Communiqué LDH

 

Rémi Fraisse est mort dans la nuit du 25 octobre 2014 lors de la manifestation qui s’opposait à la construction d’un barrage de retenue à Sivens, dans le Tarn. Militant écologiste, membre de France nature environnement, il faisait partie des nombreux acteurs, en particulier locaux, qui voulaient faire connaître un point de vue, pourtant largement partagé, de contestation d’un projet dont l’utilité méritait d’être interrogée.

Cette mort n’est pas acceptable. La Ligue des droits de l’Homme présente à sa famille et à ses proches toutes ses condoléances.

 

La LDH prend acte de l’ouverture prochaine d’une information judiciaire, seule mesure de nature à permettre d’établir la vérité des faits.

 

Cependant, quelles que soient les responsabilités individuelles qui se révéleront, la mort d’un manifestant atteste d’un mauvais usage, voire d’un usage excessif des forces de l’ordre.

 

La Ligue des droits de l’Homme constate que de Continental à Notre-Dame-des-Landes, de la ferme des « Mille vaches » à Sivens, la contestation est criminalisée et réprimée. Cette politique place l’ensemble de la société sous tension alors même qu’elle aurait besoin de raison, et elle substitue l’autoritarisme au débat et à l’imagination dont nous avons besoin collectivement pour relever les défis posés au vieil ordre productif et de distribution. La société française doit apprendre à débattre avec calme du bien-fondé de ses aéroports, de ses barrages et de son industrie agroalimentaire. Le gouvernement doit apprendre à compter avec les refus populaires et à en valoriser l’apport dans des processus de confrontation démocratiques, accepter, enfin, de considérer que l’avenir n’est pas de son seul ressort.

 

A défaut, on peut prévoir d’autres tensions, d’autres durcissements, d’autres drames, provoqués de fait par des acteurs très éloignés de l’intérêt général. La Ligue des droits de l’Homme entend rester vigilante quant au respect des libertés et droits fondamentaux des citoyens par les pouvoirs publics, dans ce contexte comme dans d’autres.

 


 

Paris, le 28 octobre 2014

Source : site national de la LDH (cliquez ici)

 

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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 20:54

 

 

 

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Son nom et son souvenir restent liés au Maroc et à ses années de plomb, singulièrement au bagne de Tazmamart. Par son courage et sa détermination, elle a joué un rôle décisif dans la libération de plusieurs de ses détenus. Véritable figure de l’engagement, Christine Daure-Serfaty s’attachait scrupuleusement à combiner avec intransigeance son investissement militant et ses valeurs morales.

Ses ouvrages, consacrés pour la plupart au Maroc, ont largement contribué à ébranler le système corrompu et dictatorial de Hassan II. En France, elle avait poursuivi cet engagement pour les droits des détenus au sein de l’Observatoire international des prisons, dont elle était devenue présidente en 1993.

 

La Ligue de droits de l’Homme s’incline avec respect et émotion devant la mémoire de celle qui fut une militante des droits de l’Homme et adresse ses condoléances attristées aux membres de sa famille.

 

Communiqué de la LDH

Paris, le 30 mai 2014.

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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 20:18

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Communiqué LDH

C’est avec stupeur et colère que la Ligue des droits de l’Homme apprend la mise à mort de Clément Méric par un groupe de skinheads, hier, à Paris.

Elle condamne fermement ce meurtre commis à raison des convictions politiques du jeune homme. Supprimer une vie, jeune d’autant plus, afin de faire taire celles et ceux qui ne partagent pas ses opinions, est insupportable et nous interpelle quant à la radicalisation récente des droites extrêmes, cet acte faisant dramatiquement écho à un discours de haine tenu depuis plusieurs mois.

La Ligue des droits de l’Homme adresse toutes ses pensées à la famille et aux amis de Clément Méric, et demande aux autorités de faire toute la lumière sur ces actes afin que leurs auteurs soient condamnés.

La Ligue des droits de l’Homme appelle les citoyens et les citoyennes à la vigilance et à l’expression du refus de la violence et invite au rassemblement qui a lieu jeudi 6 juin, à 18h30, devant la fontaine Saint-Michel, à Paris.

Paris, le 6 juin 2013

Cliquez ici pour accéder à l’article

 

 

 

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 08:06

 

 

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Rassemblement organisé avec la Ligue des Droits de l'Homme (région Picardie), la Libre Pensée de l'Aisne, la Libre Pensée de la Somme, le Cercle Condorcet de Beauvais (Ligue de l'Enseignement de l'Oise), l'Association Laïque du Monument Pacifiste de Creil ...

 

Réhabilitation des fusillés pour l'exemple

Rassemblement de préparation

aux commémorations de la guerre de 14-18

 

Thiescourt à partir de 12 heures

dimanche 28 avril 2013

121 rue Duchemin,

ancienne école du Hameau des Bocages

 

12 heures : accueil - « communard »

 

  • Présentation de l'exposition « Maudite soit la guerre »
  • repas républicain autour d'un buffet
  • prises de paroles des élus et des responsables associatifs présents

 

 

 

14 heures : conférence de Jean-Louis Fischer, Centre Koyré (CNRS-EHESS), membre de l'Académie Internationale d'Histoire des Sciences, « Jean Rostand et la guerre de 14-18 »

 

 

 

15 heures : « Quelle commémoration de la guerre de 14-18 ? » introduction aux débats par Pierre Roy, Président de la Fédération Nationale Laïque des Associations des Amis des Monuments Pacifistes,

 

- Débat entre tous les participants

 

- Présentation de propositions par les associations participantes.

 

- Première mise en forme de présentation aux élus et instances concernées aux différents niveaux.

 

 

 

Fin d'après-midi : visite de Thiescourt - inscription souhaitée pour faciliter l'organisation de la journée

 

 

 

à découper et à renvoyer à l'adresse : Libre Pensée de l'Oise, 9 rue Paul Bert - 60180 Nogent sur Oise

 

 

 

Buffet copieux : crudités variées, charcuterie, viandes, fromages, desserts, fruits, café, thé, eaux, vins … tout compris - gratuit pour les enfants : 15 € - prix de soutien à la manifestation : 20 €

 

Inscription au repas républicain du 28 avril 2013 à Thiescourt

 

date limite d'inscription : vendredi 26 avril

 

 

Nom, prénom ….......................................................................je retiens ….... repas à ….... € X …... = ........€

 

adresse postale et mail …....................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................................

  • je règle dès l'inscription par chèque à l'ordre de Libre Pensée de l'Oise
  • je réglerai sur place
  • je soutiens le déroulement de la manifestation en versant : …...........€


Fédération de la Libre Pensée de l’Oise

9 rue Paul Bert

60180 Nogent-sur-Oise

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 18:08

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Stéphane Hessel reste vivant


Pourrions-nous croire à sa mort, après quatre-vingt-quinze années d’une vie plus riche qu’un roman ? Commencée dans deux patries successives, elle s’est poursuivie au milieu de la poésie, du surréalisme et d’une profonde culture humaniste et européenne. Puis ce fut la Résistance, Buchenwald, d’où il réchappe quasi miraculeusement, et la France libre. Ensuite, après le compagnonnage avec Mendès France à Londres, Stéphane Hessel est à l’ONU, avec René Cassin, pour la préparation de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. La suite, c’est son combat inlassable pour la conquête de tous les droits, pour tous et partout.

S’il fut un diplomate reconnu jusqu’à devenir ambassadeur de France, c’était aussi un homme alliant l’esprit de résistance et la volonté de construire « un monde solidaire et organisé », « une structure de l’économie mondiale plus équitable ». Donc à la fois le club Jean-Moulin, il y a cinquante ans, pour penser « une République moderne », mais aussi en 1997, le Collège des médiateurs pour la régularisation des sans-papiers ; le refus de la colonisation des territoires palestiniens, qui lui valu d’être traité d’antisémite, lui, le survivant des camps, par ceux que leur bêtise et leur haine aveuglent ; et encore, après la honte du « ministère de l’Identité nationale », la fondation de Citoyens résistants d’hier et d’aujourd’hui, et le rendez-vous du printemps, chaque année, aux Glières.

Lui-même l’a toujours répété, le fil conducteur de ce parcours fascinant, c’est son « investissement dans les droits de l’Homme » : « l’opposé de ce qui avait failli me faire mourir », mais aussi « le fil conducteur d’une histoire qui a un sens et qui donne de plus en plus de responsabilité et de liberté aux individus ». Son autobiographie, il l’avait appelée Danse avec le siècle, parce qu’« à force de déséquilibres, l’histoire est susceptible de produire des équilibres plus riches ». Et pour construire ces nouveaux équilibres, regrettant trop souvent chez les hommes politiques « le manque de courage, le désir de flatter l’électorat plutôt que d’aller de l’avant », il appelait à « ne pas compter seulement sur les gouvernements pour poursuivre les objectifs auxquels nous tenons », à miser, comme il l’a fait si intensément, sur « la mobilisation de la société civile ». Comme nous.

Laissons-lui la parole une fois encore. Voici la conclusion du chapitre qu’il avait donné à L’état des droits en France, publié en 2012 par la Ligue des droits de l’Homme : « secouer la chape de plomb du pessimisme, du défaitisme et du déclinisme », retrouver « la capacité non seulement de s’indigner, mais encore d’espérer et d’entreprendre. Proposer, rassembler, agir pour construire d’autres rapports de forces que ceux de la domination oligarchique ; ne plus déléguer le choix de notre avenir à un « sauveur suprême » ou à des experts porteurs d’une prétendue rationalité fauteuse de crises ; dépasser les mirages de l’individuation et de la marchandisation en retrouvant le chemin de la solidarité, en « reconsidérant la richesse » pour remettre la valeur à l’endroit ; se rappeler que ce sont les Hommes qui font l’histoire, qu’aucune fatalité n’oblige à ce que l’humanité, dont les capacités augmentent sans cesse, subisse la régression de ses droits et de ses acquis au point de perdre espoir en l’avenir. Car si nous le pouvons, si nous le voulons vraiment, cet avenir est entre nos mains à tous. »

La Ligue des droits de l’Homme est fière d’avoir cheminé avec Stéphane Hessel. Elle est triste de l’entendre encore réciter Apollinaire : « J’ai cueilli ce brin de bruyère, L’automne est morte, souviens-t’en, Nous ne nous verrons plus sur terre », mais elle se rappelle qu’il chérissait aussi Hölderlin : « Là où croît le danger, croît aussi ce qui sauve. »

« Ce qui sauve », il l’a porté, il nous le lègue. Faisons-le vivre.

 

Communiqué national de la LDH

Paris, le 27 février 2013

 

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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 05:08

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 LDH - FEDERATION DE LA SOMME

 

 

COMMUNIQUE  DE  PRESSE

 

Amiens, le 6 octobre 2011

 

Il y trente ans la peine de mort fut abolie en France

 

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Le 9 octobre 1981 un vote de l'Assemblée nationale abolit la peine de mort en France. L'admirable téléfilm, l'Abolition, qui vient d'être diffusé de nouveau, rappelle qu'alors la plus grave des erreurs judiciaires, celle qui condamnait et exécutait quelqu'un n'ayant pas tué, était irréparable, d'autant qu'il n'existait pas encore d'appel au verdict d'une cour d'assises.

 

Il faut saluer le courage politique de ceux qui allèrent à rebrousse-poil d'une opinion publique, qui, malgré les progrès réguliers de la cause abolitionniste, restait majoritairement favorable à la peine capitale en matière de crimes de sang. Parmi tant de ces hommes courageux, nous pensons à François Mitterrand,  Président de la République, et surtout à Robert Badinter dont le discours du 17 septembre 1981 est un des grands textes de l'Humanité.

 

Le combat n'est pas terminé à l'échelle de la planète. Si la peine de mort a disparu d'Europe et de nombreux pays, soit 108 Etats sur les 189 qui composent l'ONU, elle reste pratiquée trop souvent encore. La Chine, les Etats-Unis, l'Arabie saoudite et l'Iran sont à l'origine des neuf dixièmes des exécutions dans le monde. La peine de mort y touche d'une façon disproportionnée les pauvres, ainsi que certains groupes ethniques ou religieux. Elle est une arme du contrôle social et/ou de la répression politique. Nous formons le voeu que les débats prévus à l'Assemblée générale de l'ONU à la fin de 2012 fassent reculer encore la peine de mort.

 

La LDH qui fit de la fin de la peine de mort une de ses priorités invite toutes les citoyennes et les citoyens à commémorer cette grande date du 9 octobre 1981.

 

 

Fédération LDH de la Somme – rue du Chevalier La Barre  80100 ABBEVILLE

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 09:44

 

C'est avec tristesse que nous apprenons le départ de Jean-Paul Hébert, survenu le 21 juillet.

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Economiste spécialisé dans l'industrie de l’armement, Jean-Paul était membre du Comité central de la LDH et, jusqu'en 2008, du Bureau national. Chercheur-citoyen, mobilisé pour la défense des droits des plus faibles, c’est un militant précieux et rigoureux, dont l'humour et les répértoires de chansons révolutionnaires égayaient les fins de Congrès, que perd la LDH.

 

 

Nos pensées vont d’abord à sa famille et à ses proches à qui nous exprimons nos vives condoléances.

 

 

 

 

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