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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 15:19

 

La section d'Amiens de la Ligue des Droits de l’Homme & du citoyen (LDH) s'associe à Amnesty International pour appeler au rassemblement de ce lundi 10 juillet 2017 à 17h30 afin de dénoncer l’extrême gravité des agissements de la Turquie et de son président Erdogan.

 

Dans l'urgence, eu égard aux évènements récents en Turquie, un appel à rassemblement à Amiens, ce 10 juillet, est organisé à 17h30  à la gare d'Amiens (sous réserve de l'autorisation préfectorale).

Après les limogeages de fonctionnaires, l’emprisonnement de journalistes, les anomalies graves rencontrées par des délégations d’observateurs internationaux au procès du HDP à Ankara au début de ce mois de juillet, l’arrestation récente de la directrice d’Amnesty International en Turquie avec plusieurs responsables de l’association et la mise au secret de représentants d'autres organisations des droits de l'homme, Amnesty International appelle à libérer Idil Eser, Directrice D'Amnesty Turquie et ses 9 compagnons défenseurs des droits humains en Turquie.

La LDH s’associe à cette demande qui souhaite mettre en lumière l’action de l’Etat turque aux portes de l'Europe, qui agit hors des cadres règlementaires européens et internationaux, notamment en emprisonnant sans fondement et tandis que la Turquie participe au G 20 à Hambourg.

Pour la première fois dans l'histoire d'Amnesty International, deux responsables de l'organisation, le président et la directrice se trouvent emprisonnés !

En Turquie, les défenseurs des droits humains sont harcelés et attaqués. Il est temps que cela cesse !

Comme les citoyens d'autres villes en France (autres villes mobilisées : Paris, Lille, Nantes, Grenoble...), vous êtes indignez, vous souhaitez agir, rejoignez nous ce soir à AMIENS, dès 17h30 place de la Gare.

Plus d’informations sur la situation : cliquez ici !

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 19:00

 

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Deux rassemblements demain dans la SOMME, auxquels la Fédération Départementale de la LDH appelle à participer : celui d’AMIENS (voir article précédent sur ce site) mais également celui prévu à ABBEVILLE par le Collectif abbevillois qui compte 6 organisations :

 

 

COLLECTIF ABBEVILLOIS

CGT, FSU, SOLIDAIRES, LDH, PCF, PG

Arrêtons le massacre du peuple palestinien !

L’horreur continue !

A ce jour, plus de 1000 morts palestiniens, civils dans l'écrasante  majorité, des quartiers entiers de Gaza réduits en poussière, d'où l'on sort des corps écrasés ou déchiquetés, des hôpitaux et autres infrastructures civiles vitales détruits par la machine de guerre israélienne, sans que cela ne fasse réagir les soit disant grands de ce monde.

 

Quelle honte !

Les gou­ver­ne­ments occi­dentaux doivent cesser d’être inaudibles. Le pré­sident François Hol­lande et son gou­ver­nement doivent rompre avec cet alignement inconditionnel sur l’Etat israélien et sa politique meurtrière de colonisation.

 

L’Union euro­péenne dis­po­se d’un moyen simple : la sus­pension de l’accord d’association avec Israël qui donne des avan­tages éco­no­miques à ce pays. Une condition essentielle de cet accord est le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur, qui sont illégaux selon le droit inter­na­tional.

 

En tant qu'organisation démocratique, le collectif Abbevillois dénonce cette pas­sivité cou­pable de nos gou­ver­nants, et exige des actions concrètes de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Nous appelons à un rassemblement du 02 août, à 15 h au kiosque de l'Hôtel de Ville à ABBEVILLE, et vous demandons de contribuer au succès de cette manifestation :

 

·        Pour l’arrêt immédiat de l’offensive terrestre et des bom­bar­de­ments meurtriers sur Gaza.

 

·        Pour l’arrêt de l’agression israé­lienne en Cis­jor­danie et à Jéru­salem.

 

·        Pour la levée du blocus, illégal et cri­minel, de Gaza.

 

·        Pour des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’à ce que cet État respecte le droit inter­na­tional.

 

·        Pour le soutien au gou­ver­nement palestinien d’entente nationale et à l’ensemble des forces de résistance du peuple palestinien.

 

 

Collectif ABBEVILLOIS

 

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29 juillet 2014 2 29 /07 /juillet /2014 18:35

 

 

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Arrêtons le massacre du peuple palestinien !

L’horreur continue !

A ce jour, plus de 1000 morts palestiniens, civils dans l'écrasante  majorité, des quartiers entiers de Gaza réduits en poussière, d'où l'on sort des corps écrasés ou déchiquetés, des hôpitaux et autres infrastructures civiles vitales détruits par le machine de guerre israélienne, sans que cela ne fasse réagir les soit disant grands de ce monde.

Quelle honte !

Les gou­ver­ne­ments occi­dentaux doivent cesser d’être inaudibles. Le pré­sident François Hol­lande et son gou­ver­nement doivent rompre avec cet alignement inconditionnel sur l’Etat israélien et sa politique meurtrière de colonisation.

L’Union euro­péenne dis­po­se d’un moyen simple : la sus­pension de l’accord d’association avec Israël qui donne des avan­tages éco­no­miques à ce pays. Une condition essentielle de cet accord est le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur, qui sont illégaux selon le droit inter­na­tional.

En tant qu'organisation démocratique, le collectif Palestine Amiens dénonce cette pas­sivité cou­pable de nos gou­ver­nants, et exige des actions concrètes de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité de l’ONU.

Dans la continuité des deux manifestations des 12 et 19 juillet et des deux rassemblements du 23 et du 26 juillet, nous participons à la manifestation du 02 août, à 15 h, Parvis de la maison de la culture et vous appelons à contribuer au succès de cette manifestation :

·         Pour l’arrêt immédiat de l’offensive terrestre et des bom­bar­de­ments meurtriers sur Gaza.

·         Pour l’arrêt de l’agression israé­lienne en Cis­jor­danie et à Jéru­salem.

·         Pour la levée du blocus, illégal et cri­minel, de Gaza.

·         Pour des sanc­tions immé­diates contre Israël jusqu’à ce que cet État respecte le droit inter­na­tional.

·         Pour le soutien au gou­ver­nement palestinien d’entente nationale et à l’ensemble des forces de résistance du peuple palestinien.

 

Collectif Palestine Amiens

(Collectif regroupant des organisations et des citoyennes et citoyens)

 

 

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25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 18:00

 

 

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Communiqué de la Fédération Départementale de la Somme de la LDH


A Gaza les combats continuent, ajoutant chaque jour de nouvelles victimes dans la population civile du fait des attaques de l'armée israélienne.


La Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen (LDH) appelle de nouveau à manifester ce samedi 26 juillet à Amiens, à 15 heures, devant la Maison de la Culture.


Comme les autres organisations de la Plateforme des ONG pour la Palestine, la LDH demande : le cessez-le-feu, la fin du blocus de Gaza, l'arrêt de la colonisation de la Cisjordanie par Israël, l'arrêt de l'occupation de la Cisjordanie, le respect par Israël des résolutions de l'ONU et du droit international.


 

 

PS : Nous vous renvoyons à la position officielle de la LDH, explicitée dans un article de L’Humanité cette semaine (lundi 21 juillet 2014) : cliquez ici


 

LDH de la Somme  -  6, rue du Chevalier de La Barre 80100 Abbeville

Courriel : ldh-somme@hotmail.fr  -  Site internet : http://ldh-somme.over-blog.com/

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 18:50

 

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La LDH est signataire de l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens*. Ce Collectif invite à un rassemblement demain à Paris (voir ci-après). A Amiens, une manifestation pour la Palestine est organisée ce samedi 12 juillet dès 14h00 devant la MACU (Maison de la Culture).

*Appel du Collectif national :

Le bombardement intensif de Gaza depuis 3 jours, avec plus de 500 bombardements, a causé la mort de plus de 50 Palestiniens, blessé près de 500 autres et détruit plus de 60 habitations.

Une nouvelle fois le pouvoir israélien déclenche un déluge de feu sur Gaza, au prétexte de tirs de roquettes, mais avec pour objectif avoué de mettre fin au gouvernement palestinien d’entente nationale, condition pourtant nécessaire  à tout progrès vers une paix juste.

Devant cette situation dramatique, les gouvernements occidentaux se cantonnent une nouvelle fois à « dénoncer l’engrenage de la violence », sans désigner le responsable de cette nouvelle tragédie, et appelant seulement le gouvernement israélien à « la retenue ». L’Union européenne disposerait d’un moyen simple : la suspension de l’accord d’association avec Israël qui accorde des avantages économiques à ce pays. Cet accord est conditionné par le respect des droits humains, ce qui n’est pas le cas avec la colonisation et l’existence du mur qui sont illégaux selon le droit international.

Pour dénoncer cette passivité coupable de nos gouvernants, et obtenir des actions concrètes  de la France auprès du pouvoir israélien et du Conseil de sécurité, une délégation du Collectif national sera reçue vendredi 11 juillet, à 15 heures, au ministère des Affaires étrangères.

Le Collectif national pour une paix Juste et durable entre Palestiniens et Israéliens** appelle tous les militants à soutenir cette délégation en se rassemblant devant le

Ministère des Affaires étrangères - métro Invalides

vendredi 11 juillet à 16 heures

  • Pour l’arrêt immédiat des bombardements sur Gaza
  • Pour l’arrêt de l’agression israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem
  • Pour la levée du blocus, illégal et criminel, de Gaza
  • Pour des sanctions immédiates contre Israël jusqu’au respect du droit international
  • Pour le soutien au gouvernement d’entente nationale

**Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) – Alternative Libertaire (AL) – Américains contre la guerre (AAW) – Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) – Association des Tunisiens en France (ATF) – Association France Palestine Solidarité (AFPS) – Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) – Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC) – Association pour les Jumelages entre les camps de réfugiés Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) – Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) – Association Universitaire pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP) – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) – Cedetim / IPAM – Collectif des Musulmans de France (CMF) – Collectif Faty Koumba – Collectif interuniversitaire pour la coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP)- Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP) – Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) – Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR PO) – Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) – Droit-Solidarité – Ensemble – Europe Ecologie les Verts (EELV) – Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) – Fédération Syndicale Unitaire (FSU) – Gauche Unitaire (GU) – Génération Palestine – La Courneuve-Palestine – le Mouvement de la Paix – les Alternatifs – les Femmes en noir – Ligue des droits de l’Homme (LDH) – Ligue Internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, section française de la Women’s International League for Peace and Freedom (WILPF) (LIFPL) – Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) – Mouvement Jeunes Communistes de France (MJCF) – Mouvement Politique d’Emancipation populaire (M’PEP) – Organisation de Femmes Egalité – Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) – Parti de Gauche (PG) – Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union des Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) – Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) – Union Juive Française pour la Paix (UJFP) – Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) – Union syndicale Solidaire.

Source : cliquez ici

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6 mai 2014 2 06 /05 /mai /2014 14:35

 

 

 

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La Commission européenne s’est engagée depuis plus d’un an, dans des négociations avec les Etats-Unis, sur un projet de traité (dit Tafta) portant sur le commerce et sur les flux financiers transatlantiques.

Le processus d’élaboration de ce Traité est inquiétant. D’abord, du point de vue démocratique : non seulement la Commission européenne a commencé à négocier en mars 2013 sans aucune légitimité, le mandat pour le faire ne lui ayant été conféré qu’en juillet 2013, mais les tenants et aboutissants de la négociation sont entourés d’une opacité incompatible avec tout contrôle démocratique sérieux sur ce qui se prépare au nom de plus de cinq cent dix millions de citoyens. Ainsi, aucun projet ni document précis n’ont été ni publiés ni même mis à la disposition du Parlement européen. En revanche, la Commission européenne va jusqu’à chiffrer à l’euro près le montant d’un prétendu bénéfice que chaque Européen retirerait de ce Traité, et les gouvernements banalisent le processus, comme s’il était sans grands enjeux.

Cette façon de faire qui tend à la désinformation aboutit à exclure les citoyens, les parties prenantes de la société civile et à laisser champ libre aux représentants des lobbies et des grandes entreprises transnationales. Elle jette un doute sérieux sur les buts recherchés par les négociateurs.

 

Il y a plus préoccupant. Ce qui a fini par transpirer du projet permet de le caractériser comme un outil de soumission de la démocratie vis-à-vis des acteurs financiers et entrepreneuriaux. De fait, il s’agit non seulement d’abaisser des droits de douane, au demeurant déjà très faibles, mais surtout, au titre de la suppression des « obstacles non tarifaires » au commerce et à l’investissement, de soumettre toute législation protectrice des salariés, des producteurs, des consommateurs, de l’environnement, de la santé publique, etc., aux bons vouloirs d’un « Conseil de coopération réglementaire », qui n’est responsable devant aucun citoyen. Corrélativement, toute entreprise pourrait attaquer un Etat devant un mécanisme ad hoc de règlement des différends pour paralyser le fonctionnement d’un service public, d’une entreprise publique, ou l’application d’une politique publique qui gênerait ses intérêts commerciaux ou financiers.

 

Ce Traité vise clairement à court-circuiter les pouvoirs démocratiquement légitimes pour faire les lois et les juridictions indépendantes et impartiales chargées d’appliquer le droit. L’objectif est de subordonner l’intérêt général et la protection des droits fondamentaux aux intérêts commerciaux et financiers. Certes, la France a obtenu que les biens culturels soient pour le moment retirés du mandat de la Commission européenne. Mais cette exclusion n’est ni certaine ni définitive et les normes sociales, sanitaires et environnementales sont, elles, menacées d’un alignement sur la protection la plus faible des salariés, des consommateurs et de l’ensemble de la population.

 

La Ligue des droits de l’Homme considère qu’un tel projet, qui engage l’avenir de tous les citoyens européens, ne saurait être poursuivi sans un débat sérieusement informé, contradictoire et public. Elle appelle les citoyennes et les citoyens à se saisir de cet enjeu, à interpeller l’ensemble des candidats aux prochaines élections européennes sur ce que sera leur vote, le jour où ce texte sera soumis pour approbation ou rejet au prochain Parlement européen. Car la crise de confiance entre l’Union et ses citoyens ne peut que s’aggraver, tant que les gouvernants de l’Europe ne prendront pas au sérieux la garantie des droits fondamentaux et les conditions minimales de l’effectivité démocratique. Le 25 mai, le pouvoir de les y contraindre sera entre nos mains à toutes et tous.

Communiqué de la LDH

(Paris, le 05 mai 2014) Source : cliquez ici

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17 novembre 2013 7 17 /11 /novembre /2013 21:47

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Lettre ouverte à François Hollande par la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, la FIDH et le REMDH, dont la LDH est membre


 

Par Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, Karim Lahidji, président de la Fédération internationale des droits de l’Homme et Michel Tubiana, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme

                                                                                                Paris le 14 novembre 2013

Monsieur le Président,

Les 18 et 19 novembre prochains, vous avez prévu de vous rendre en Israël et en Palestine.

 

Vous y aborderez avec les dirigeants de ces pays les problèmes brûlants qui mettent gravement en échec l’issue des discussions de paix actuellement en cours, comme ce fut le cas pour les précédentes.

 

Le plus grave et le plus irréductible de ces problèmes est la violation du droit humanitaire international par la colonisation israélienne du territoire palestinien occupé, qui empêche la réalisation même d’un Etat palestinien.

 

En témoignent les quelque 5 000 autorisations délivrées pour de nouvelles constructions dans les colonies depuis le début des discussions de paix en cours ; l’encerclement progressif de Jérusalem-Est par de nouveaux noyaux de colonisation dans les quartiers palestiniens s’ajoutant aux colonies existantes ; et l’augmentation du nombre de confiscations et de démolitions d’infrastructures palestiniennes.

 

Depuis plusieurs années, de nombreux rapports, d’agences des Nations unies, d’ONG ou des chefs de mission européens à Jérusalem Est et Ramallah, documentent ces violations des droits de l’Homme, du droit humanitaire international et des résolutions de l’ONU. Un exemple parmi les plus connus est le blocus, illégal, de la bande de Gaza, qui constitue une forme de punition collective de sa population et qui a un impact sévère sur la vie des Palestiniens. Le blocus de la bande de Gaza atteste de la politique Israélienne visant à diviser les territoires occupés en isolant Gaza et Jérusalem Est du reste de la Cisjordanie, mettant ainsi en péril toute perspective d’Etat palestinien et de développement.

 

Plus grave encore, ces violations ont lieu dans un contexte d’impunité totale qui ouvre la porte aux violations futures et nie le droit fondamental des Palestiniens à la justice et à la réparation.

La tentative de transfert forcé qui menace les Bédouins palestiniens, aussi bien en Israël que dans les territoires palestiniens occupés, est moins connue. Si le plan Prawer–Begin est adopté par le parlement israélien, 70 000 Bédouins dans le Néguev israélien,, citoyens d’Israël, sont menacés d’expulsion vers des “villes de regroupement“ et de la confiscation presque totale de leurs terres ancestrales.. En Cisjordanie, 27 000 autres Bédouins palestiniens sont aussi en passe d’être déportés afin de permettre à Israël de construire de nouvelles colonies dans la zone dite E1 et dans la vallée du Jourdain, comme nous l’a rappelé la récente intervention musclée de l’armée israélienne contre des diplomates européens en mission humanitaire dans le village rasé de Khirbet Makhul. Par ailleurs, ces colonies diviseraient la Cisjordanie en deux et couperaient définitivement Jérusalem-Est de son arrière-pays palestinien.

Monsieur le Président, lors de la récente visite du président Abbas en France, vous avez rappelé le soutien de celle-ci à une solution à deux Etats, sur la base de la Ligne verte, y compris à Jérusalem, capitale des deux Etats, dans le droit fil de la position constante de la France, clairement affirmée par son vote en faveur d’un Etat de Palestine membre observateur à l’ONU.

Lors de votre visite en Israël et en Palestine nous vous demandons de rappeler fermement ces positions aux dirigeants israéliens et de renouveler votre soutien aux dirigeants palestiniens qui se trouvent en position de faiblesse dans les négociations en cours.

Seul le respect du droit international, y compris la fin de la colonisation et le démantèlement des colonies existantes, la levée du blocus de la bande de Gaza et le respect des droits de Palestiniens à Jérusalem Est et en Zone C - où la France doit poursuivre sa politique d’aide au développement - peuvent mener à la paix basée sur une solution à deux Etats.

Nous vous appelons à signifier votre engagement clair et déterminé en faveur de la mise en œuvre effective des mesures récemment prises par l’Union européenne pour assurer que les colonies ne bénéficient pas de son soutien financier, entre autres par leur participation à des programmes européens tel que Horizon 2020. Enfin, la France doit concrétiser son soutien pour des lignes directrice sur l’étiquetage différencié des produits des colonies et des recommandations adressées aux entreprises concernant le respecter du droit international dans le cadre de leurs activités ». Il est nécessaire ces mesures soient traduites dans la propre réglementation nationale et appliquées aux relations bilatérales franco-israéliennes.

Nous vous remercions de l’attention que vous prêterez à ce courrier et nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération. Nous vous informons par ailleurs que nous rendrons cette lettre publique.

Signataires :

  Claude Léostic, présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine
Karim Lahidji, président de la Fédération Internationale des Droits de l’Homme
Michel Tubiana, président du Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme

Source : cliquez ici

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:28

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 (Source : RFI / H. Maurel)

 

 

Aucun impératif de sécurité, pas plus que les tirs dirigés vers les populations civiles du sud d’Israël, sans conteste condamnables au regard du droit international, ne peuvent justifier les mesures de représailles déclenchées quatre ans après l’opération « Plomb durci ». Israël renoue avec les assassinats ciblés, les bombardements de civils et les incursions militaires dans la bande de Gaza.

 

Rappelons que les crimes de guerre de l’opération « Plomb durci » et l’impunité dont a bénéficié Israël, comme le maintien du blocus, n’ont fait que renforcer la misère et l’emprise du Hamas sur la population. Alors que l’Autorité palestinienne s’apprête à demander la reconnaissance de la Palestine à l’Onu, ce qui est insupportable pour le gouvernement israélien, qui plus est dans un contexte de campagne électorale, le Premier ministre israélien choisit l’utilisation de la force alors que, début novembre, il affirmait à François Hollande qu’il était prêt à négocier.

Il est impératif que la France joue son rôle pour exiger de l’Onu et de l’Union européenne qu’elles prennent les dispositions nécessaires pour stopper au plus vite ce retour à la violence, que l’Union européenne renonce à renforcer les accords commerciaux passés avec Israël, et qu’elles fassent respecter le droit international dans un Proche-Orient en crise.

La LDH appelle à se joindre aux manifestations qui appellent à la paix et au respect du droit*.

 

(Communiqué LDH Nationale - Paris, le 16 novembre 2012)

 

* Manifestation à Amiens le mercredi 21 novembre à 18h00, sur le parvis de la Maison de la Culture, place Léon Gontier, soutenue par la LDH (Fédération de la Somme & Section d'Amiens)

 

 

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 20:19

 

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Lettre ouverte de Pierre Tartakowsky, président de la LDH, adressée à François Hollande, président de la République, au sujet de la visite officielle de M. Netanyahu, Premier ministre israélien, le 31 octobre 2012.

Cliquez ci-après pour lire la lettre publique du Président national de la LDH : lettre

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 17:39

 

 

Bande de Gaza, 3 ans après « Plomb durci » : pas de justice pour les victimes, le droit bafoué

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Tribune collective :

 

Trois ans après le lancement de l’opération Plomb Durci, aucune justice n’a été rendue aux victimes du conflit dans la bande de Gaza et dans le sud d’Israël. Au cours de cette attaque militaire menée par Israël sur la bande de Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier 2009, 1 410 Palestiniens ont été tués, dont plus de 80% de civils, et 9 Israéliens dont 4 civils.

La laborieuse quête de justice pour les victimes du conflit débute en novembre 2009, au moment où l’Assemblée générale des Nations unies adopte le rapport Goldstone. L’Assemblée générale laisse alors un an et demi aux autorités israéliennes et palestiniennes pour poursuivre en justice les responsables présumés des graves crimes commis pendant le conflit. Le 18 mars 2011, un Comité d’experts indépendants a établi que ni le gouvernement israélien, ni la partie palestinienne n’ont satisfait aux demandes d’enquêtes formulées par l’Assemblée générale.

En Israël, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les organisations palestiniennes représentant les victimes telles qu’al-Mezan, al-Haq et le Centre palestinien pour les droits de l’Homme (PCHR) sont confrontées à un mur de silence dressé par la justice israélienne. Exemple parmi d’autres, sur les 490 plaintes pénales envoyées par le PCHR au Procureur militaire israélien au nom de 1 046 victimes palestiniennes, l’ONG n’a obtenu de réponse substantielle que dans deux cas.

Depuis l’opération Plomb durci, le Procureur militaire n’a ouvert que 47 enquêtes criminelles qui ont mené à la seule condamnation de trois soldats à des peines dérisoires, eu égard à l’ampleur des nombreux crimes commis pendant l’attaque. La plus lourde peine infligée est de sept mois et demi de prison, pour le vol d’une carte de crédit. Ces enquêtes souffrent d’un problème structurel essentiel car elles ont été menées par l’armée israélienne elle-même et manquent donc d’impartialité, de transparence et de l’expertise nécessaire.

Côté palestinien, les enquêtes ouvertes par l’Autorité de facto dans la bande de Gaza n’ont conduit à aucune poursuite et ne se sont pas avérées plus indépendantes. En Cisjordanie, des enquêtes indépendantes et poussées ont certes été menées mais n’ont conduit à aucune condamnation.

Vers qui se tourner dans ce cas pour obtenir justice ? En l’absence d’enquêtes internes fiables, le rapport Goldstone préconisait notamment le recours à la Cour pénale internationale. Cet ultime recours pour les victimes de l’opération plomb durci apparaît très peu réaliste tant il est mis en doute par les gouvernements occidentaux. La France, pour ne citer qu’elle, a conditionné son soutien à la reconnaissance du futur État palestinien à l’engagement de ce dernier à ne pas saisir la Cour pénale internationale dès sa proclamation car, selon elle, une telle démarche nuirait au processus de paix. Cette exigence envers les Palestiniens est condamnable à plusieurs égards. Elle suppose que les négociations politiques peuvent légitimement prévaloir sur la recherche de justice, ce que nos organisations réfutent fermement et part du postulat, aussi erroné que dangereux, que la lutte contre l’impunité peut entraver le processus de paix, alors qu’il ne saurait y avoir de paix durable sans justice. Par ailleurs qu’elle est en parfaite contradiction avec le soutien constant apporté par la France à la Cour pénale internationale depuis sa création, le cas libyen en étant le dernier exemple.

Reste donc aux victimes dans la bande de Gaza à saisir elles-mêmes la justice civile israélienne pour obtenir des indemnisations pour les dégâts humains et matériels subis.

Les Palestiniens font alors face à un mur d’obstacles absurdes. Tout d’abord, la victime doit payer pour obtenir justice. Les tribunaux israéliens imposent aux demandeurs de verser une provision avant le début de la procédure. Le montant n’est pas fixé par la loi, mais dans la grande majorité des cas, les juges demandent au minimum 10 000 shekels (plus de 2 000 euros, le salaire moyen à Gaza étant de 314 euros) au demandeur réclamant une indemnisation pour la mort d’un de ses parents. En règle générale, plus la violation faisant l’objet d’une plainte civile est grande, plus la provision réclamée à la victime est importante.

Par ailleurs, les avocats gazaouis ne sont pas autorisés à entrer en Israël pour représenter leurs clients auprès des tribunaux. Ils sont donc obligés de faire appel à des avocats israéliens, mais ces derniers n’ont pas le droit de venir à Gaza pour rencontrer leurs clients. S’ajoute à cela le fait que, depuis 2007, l’armée israélienne refuse aux Palestiniens de Gaza le droit de se rendre au tribunal en Israël, même s’ils sont munis d’une convocation. L’absence du plaignant entraîne alors automatiquement un non lieu.

Deux ans se sont maintenant écoulés depuis l’adoption du rapport Goldstone par l’Assemblée générale des Nations unies. Le rapport est en voie de classement sans suite, faute d’une volonté politique et d’attention médiatique. Au cours de sa dernière session de septembre, l’Assemblée générale aurait dû faire un nouveau bilan de l’application des recommandations du rapport. Il n’en a rien été et les représentants de l’OLP, focalisés sur l’adhésion de la Palestine à l’ONU, n’en ont fait aucune mention.

A l’époque de sa parution, des Palestiniens avaient mis en garde contre « un rapport de plus » comme il en est publié plusieurs dizaines, chaque année, sur les violations des droits de l’Homme dans les Territoires palestiniens. Le rapport Goldstone représente pour les victimes l’espoir que soit mis fin à l’impunité, par le respect du droit international par toutes les parties. Cet espoir doit être préservé.

Signataires :

 François Walter, Président de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture

 Pierre Tartakowsky, Président de la Ligue des droits de l’Homme

 Claude Léostic, Présidente de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine

 Ishai Menuchin, Directeur exécutif du Comité public contre la torture en Israël

 Raji Sourani, Directeur du Centre palestinien pour les droits de l’homme

 Issam Younis, Directeur général du Centre Al Mezan pour les droits de l’homme

 Shawan Jabarin, Directeur général d’Al-Haq

 Sahar Francis, Directrice d’Addameer

Source et auteur : LDH nationale

 

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