Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 avril 2014 1 28 /04 /avril /2014 23:24

 

 

16801c10

1mai 4

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La LDH appelle à un 1er Mai pour l’égalité des droits et contre le racisme (cliquez ici). Nous ne saurions oublier, par « égalité des droits », les droits sociaux, mis à mal par les politiques austéritaires. En ce sens, bien des passages du discours prononcé à Amiens le 1er mai 2012, avec une tonalité très sociale en pleine période de crise et quelques jours avant le second tour de l’élection présidentielle (cliquez ici), seraient, ce 1er Mai 2014, et après deux ans d’une nouvelle gouvernance, encore d’actualité !



Faisons donc de ce 1er mai, dans la Somme comme partout ailleurs, « un jour de combat pour le droit à l’égalité et l’égalité pour tous » :

 

à AMIENS : rendez-vous, à l’appel de syndicats et d’autres organisations (cliquez ici), à 10h30 parc de La Hotoie. La manifestation sera suivie de la tenue d’un village associatif à l’initiative de la CGT (concerts, restauration, nombreux stands…),

 

à ABBEVILLE : rendez-vous, à l’appel de syndicats, de la LDH et de partis du Front de Gauche (PCF, PG), à 10h30 place du Pilori. À cette occasion, le livre En finir avec les idées fausses propagées par l'extrême droite de Pierre-Yves Bulteau (éditions de L'Atelier, prix 5 euros) sera en vente.  Des syndicats de salariés et d'étudiants ainsi que des associations (CGT, FIDL, FSU, JOC, LDH, MRAP, SOLIDAIRES, UNEF, UNL ) soutiennent la publication de cet ouvrage, véritable antidote au discours du FN,

 

à FRIVILLE ESCARBOTIN : rendez-vous à l’appel de syndicats à 10h30 place Jean Jaurès,

 

à HAM : rendez-vous à l’appel des syndicats à 10h00 esplanade du château, devant l’arbre de la Liberté.

 

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Droits sociaux
commenter cet article
22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 20:17

dgse.jpg

 

 

Communiqué de l’Observatoire des libertés et du numérique (OLN)
Dans un dossier publié le 20 mars 2014, Le Monde a révélé – sur la base d’un document de 2010 du Government Communications Headquarters (GCHQ britannique) – que la DGSE avait accès « libre et total » aux réseaux d’Orange et flux de données qui y transitent. L’article « Espionnage : comment Orange et les services secrets coopèrent »(1) montre par ailleurs que les agents de la DGSE et d’Orange coopèrent à casser le chiffrement des flux de données correspondants. Ces activités ont lieu hors de tout cadre légal et judiciaire. Il est sidérant que ces informations n’aient donné lieu à aucune réponse du gouvernement. L’Observatoire des libertés et du numérique (OLN) exige que des réponses politiques, légales et pénales soient apportées à ces agissements.

L’échelle exacte de recueil des informations n’est pas connue, mais le fait que « la DGSE dispose, à l’insu de tout contrôle, d’un accès libre et total [aux] réseaux [d’Orange] et aux flux de données qui y transitent » dépasse toutes les craintes précédemment exprimées sur le développement de la surveillance généralisée, dans le cadre français. Cet accès porte aussi bien sur les citoyens français qu’étrangers, et la collaboration avec le GCHQ en aggrave les conséquences.

 

Les révélations du Monde, non démenties, n’ont donné lieu à aucune déclaration du (précédent) gouvernement, mais uniquement à une réponse dilatoire de Stéphane Richard, président d’Orange, selon lequel « des personnes habilitées secret-défense peuvent avoir à gérer, au sein de l’entreprise, la relation avec les services de l’Etat et notamment leur accès aux réseaux, mais elles n’ont pas à m’en référer. Tout ceci se fait sous la responsabilité des pouvoirs publics, dans un cadre légal » (extrait de l’article du Monde référencé plus haut). On aimerait savoir quel cadre légal.

En réalité, il semble bien que ce soit une véritable opération de surveillance généralisée conjointe conduite par des agents de la DGSE et d’Orange, issus des mêmes corps d’Etat, et passant de l’une des organisations à l’autre, qui ait été mise en place. L’existence de ce type de dispositif renforce toutes les inquiétudes dont nous avions déjà fait état à propos des dispositions de l’article 20 de la loi de programmation militaire. Que vaut la soi-disant protection résultant de ce que l’accès au réseau passe par des demandes à l’égard des opérateurs, dans un contexte où certains de leurs agents travaillent main dans la main avec les services de renseignement en vue d’une surveillance de masse, hors de tout cadre légal ?

A la lumière de ces révélations, le recours à des partenariats public-privé pour la mise en place d’une plateforme centralisée pour les interceptions sur mandat judiciaire, la Plateforme nationale des interceptions judiciaires (Pnij), soulève elle aussi de graves inquiétudes.

 

L’Observatoire des libertés et du numérique (OLN) alerte les citoyens et interpelle avec force le gouvernement et les parlementaires sur ces révélations. C’est l’Etat de droit et la démocratie qui sont menacés lorsque tout citoyen voit ses communications et ses expressions personnelles surveillées hors de tout cadre légal. Le gouvernement a une obligation immédiate de faire toute la lumière sur ces dérives, de dire comment il entend y mettre un terme, et d’indiquer quelles procédures pénales seront engagées.

Sont membres de l’OLN : Cecil, Creis-Terminal, LDH, Quadrature du Net, Saf, SM.

Pour contacter l’OLN : contact-oln@ldh-france.org

(1)http://www.lemonde.fr/international/article/2014/03/20/dgse-orange-des-liaisons-incestueuses_4386264_3210.html.

Paris, le 22 avril 2014

Source : cliquez ici

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Libertés
commenter cet article
13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 20:34

Manif-12-avril-2014-030.JPG   Manif-12-avril-2014-036.JPG

 

 

 

   

 

   

 

 

 

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) était présente et bien visible à la marche du 12 avril contre l’austérité et pour le partage des richesses.  

Consciente qu’une politique sociale forte et assumée, une politique qui ne tourne pas ostensiblement le dos aux acquis du programme du CNR est sans conteste la meilleure garantie pour un mieux vivre ensemble, pour une société apaisée où la stigmatisation du voisin n’est plus l’écueil auquel invite l’extrême droite, la LDH a souhaité, par sa présence, insister sur les responsabilités immenses qui incombent à ce gouvernement ! En effet, un changement de politique s’impose. S’obstiner à ne pas engager ce nouveau cap entrainera des conséquences dont nul ne peut plus dire aujourd’hui qu’il les ignore.

 

C’est pourquoi la LDH était très bien représentée, notamment par de nombreux ligueurs du département de la Somme venus d’Abbeville et d’Amiens, parmi d’autres organisations sœurs qui étaient également du défilé, comme par exemple le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (Mrap) – voir photos -.

 

Repost 0
10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 07:35

 

 

ldh-62.jpg

 

Communiqué commun LDH, Licra, Mrap et SOS Racisme


Entre les deux tours des municipales, Marine Le Pen déclarait, dans un entretien au journal Le Monde, « les associations doivent être mises au pied du mur, en leur disant qu’elles ne doivent pas intervenir dans le débat politique ». Dans la foulée de son élection comme maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois est passé à l’acte en expulsant la section de la LDH de la ville du local qu’elle occupait précédemment, tout comme d’ailleurs le Secours populaire.


 

Le tout nouveau maire a justifié de son geste en arguant qu’il n’avait aucune raison de ménager une association qui avait combattu et combattait ses idées. L’incident illustre la conception qu’a le Front national de la confrontation d’idées : celles qui lui sont favorables sont bienvenues, les autres sont « mises au pied du mur », voire hors les murs…


 

Convaincus que la défense des libertés et de la démocratie est indivisible des valeurs que nous défendons ensemble et des combats communs contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et toutes les discriminations, nous en appelons à la vigilance et à la mobilisation de toutes et tous.


 

Nous invitons les citoyennes et les citoyens, à Hénin-Beaumont comme partout ailleurs, à ne pas se laisser impressionner, à dénoncer et condamner les mesures de haine et d’exclusion, à placer sous leur protection commune les droits et libertés qui sont le cœur battant de la démocratie.


 

Paris, le 8 avril 2014

Source cible : cliquez ici       

 

Repost 0
1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 20:07

Le_fn_des_champs_et_des_villes_m.jpg

 

 

 

La région Picardie a obtenu, dimanche dernier, son premier Maire FN à Villers-Cotterêts (Aisne).

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen Picardie (LDH Picardie) vous invite nombreuses et nombreux pour la rencontre-débat autour du livre :

« Le Front National des villes & le Front National des champs »

en présence de son auteur, Octave NITKOWSKI.

Un verre de l’amitié clôturera les échanges de chacune des deux réunions proposées

 

·         Samedi 05 avril 2014 à Beauvais (60) de 14h00 à 16h30 (Hôtel de Ville, salles 5 & 6 – rue Desgroux)

·         Samedi 05 avril 2014 à Roye (80) de 19h00 à 20h30 (Salle du foyer alsacien, 11 rue Saint-Florent)

Les Fédérations LDH de l’Aisne, l’Oise et la Somme vous incitent à venir en nombre à l’un de ces rendez-vous samedi prochain.

Avec le soutien du Conseil régional de Picardie.

Repost 0
27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 18:15

E-Valls.jpg

 

 

 

Les associations exigent le retrait du texte
Communiqué co-signé par la LDH

 

La circulaire du ministère de l’Intérieur, datée du 11 mars 2014, relative aux priorités pour l’année 2014 dans la « lutte contre l’immigration irrégulière », met à jour le double discours de Manuel Valls qui, devant la presse, se targue de rompre avec la « politique du chiffre » pour mieux se féliciter, dans ce texte, de ce que « le niveau total des éloignements forcés atteint son plus haut niveau depuis 2006 », et élaborer un plan destiné, à tous les échelons, à accélérer les reconduites.

 

 

En effet, ce texte encourage les préfets à user de tous les moyens de coercition, avec le concours de la police : contrôles d’identité ciblés, interpellations des personnes à leur domicile ou dans les foyers où elles sont hébergées, enfermements en rétention, assignations à résidence avec obligation de pointage, retours « volontaires » fortement incités, placements en garde à vue, condamnations pénales des récalcitrants. Les associations et les travailleurs sociaux sont poussés à participer à la localisation et au contrôle des personnes, alors que leur rôle est de les accompagner et de leur porter assistance.

 

 

Avant tout perçus comme des fraudeurs ou des indésirables, tous les étrangers sont visés, y compris les plus vulnérables, qui peuvent être éloignés rapidement en dépit de leur situation de santé ou humanitaire.

 

 

Les demandeurs d’asile sont particulièrement ciblés. Aussitôt leur demande rejetée, les préfets devront les expulser au plus vite, au détriment de leurs droits à un recours effectif, et sans considération pour leur situation personnelle et leurs attaches en France. Ils sont alors exclus du dispositif d’hébergement d’urgence de droit commun, pour être assignés à résidence et étroitement surveillés. Le principe fort de l’accueil inconditionnel de toute personne à la rue en situation de détresse est ainsi remis en cause, alors qu’il est garanti par le Code de l’action sociale et des familles.

 

 

Au prétexte d’efficacité, le ministère compromet leur sécurité et celle de leurs proches, en imposant à l’Ofpra de communiquer des documents afin d’obtenir des laissez-passer pour l’expulsion. Ce rôle assigné à l’Ofpra va à l’encontre de la confidentialité des demandes d’asile et démontre l’incompatibilité de sa mission avec la tutelle exercée par le ministère de l’Intérieur.

 

 

Cette circulaire encourage les expulsions vers le pays d’origine plutôt que vers un autre Etat Schengen, où plus de dix mille personnes étaient pourtant légalement admissibles en 2013. Cette politique vise donc à gonfler ces expulsions hors UE, en violation des droits des personnes concernées dont les attaches se trouvent en Europe (famille, travail, logement, droit au séjour).

 

 

Les associations et syndicats défendant les droits des étrangers dénoncent cette circulaire attentatoire aux droits les plus fondamentaux des migrants, et les pratiques scandaleuses auxquelles elle incite les préfectures. Ce signal est extrêmement inquiétant, à quelques semaines de la discussion sur le projet de loi portant sur la réforme de l’asile en France.

 

 

 

Liste des signataires :

Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), Avocats pour la défense des droits des étrangers (ADDE), Association pour la reconnaissance des droits des personnes homosexuelles et transsexuelles à l’immigration et au séjour (Ardhis), Comité d’aide aux réfugiés (Caar), Centre d’action social protestant (CASP), Comité pour la santé des exilés (Comede), Centre Primo Lévi, Dom’Asile Espace-accueil aux étrangers, Fédération des associations de solidarité avec les travailleur-euse-s immigré-e-s (Fasti), Fédération de l’entraide protestante (Fep), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars), Groupe accueil et solidarité (Gas), Groupe d’information et de soutien des immigrés (Gisti), Jesuit refuge service (JRS France), Cimade, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Médecins du monde (MDM), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire citoyen du Cra de Palaiseau,  Réseau chrétien immigrés (RCI), Réseau éducation sans frontières (RESF), Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM).

 

 

 

Paris, 27 mars 2014

LDH (source : cliquez ici)

 

Repost 0
25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:45

 

 

 

Capture-decran-2013-10-18-a-10.jpg

 

Octobre 2013 :

scandaleux photomontage réalisé par A.-S. Leclere, candidate FN à la mairie de Rethel (08) sur sa page Facebook,

comparant Christiane Taubira à un singe. Seule la façade a changé : le FN reste d'extrême droite !

 

 

Communiqué LDH, Licra, Mrap et SOS Racisme

 

Les associations antiracistes lancent une campagne-éclair contre l’extrême droite Une tête de liste FN compare une ministre à un singe, un candidat FN poste sur Facebook une photo de son tatouage nazi… Les prétendues « erreurs de casting » derrière lesquelles le Front national tente de se retrancher montrent qu’il est et demeure ce qu’il a toujours été : un parti d’extrême droite dont l’idéologie, héritée de ses fondateurs, s’enracine dans le nationalisme raciste.

A la veille des municipales, les quatre grandes associations antiracistes (LDH, Licra, Mrap et SOS Racisme) lancent une campagne-éclair de rediabolisation du FN, sur les réseaux sociaux, dans un but de sensibilisation et d’alerte du grand public sur les dangers de ce parti d’extrême droite.

La campagne prend la forme d’une série de fiches relevant les nombreux dérapages racistes et antisémites des candidats FN aux municipales s’étant produits ces derniers mois.

 

Cliquer ici pour télécharger les visuels

La vidéo de la campagne

LDH (article source ici)

Paris, le 21 mars 2014

 

Repost 0
18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 22:57

 

 

 elysee_pics.jpg

 

Source du cliché : site de la Licra (www.licra.org)

 

 

 

Après la rencontre avec le président de la République, LDH, Licra, Mrap et SOS Racisme entendent poursuivre leurs efforts communs

Communiqué conjoint LDH, Licra, Mrap, SOS Racisme

 

 
La Ligue des droits de l’Homme, la Licra, le Mrap et SOS Racisme ont été reçues ensemble, vendredi 14 mars, par le président de la République ; les associations, qui partagent les valeurs universelles de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, se félicitent de cette rencontre de travail, une première dans l’histoire de la République. Elles ont d’emblée souligné la dégradation du contexte politique qui a vu se déchaîner une parole de haine dans le débat et l’espace public, et pointé le risque de voir cette parole légitimée par des forces politiques engagées contre les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité.

Exprimant leur volonté de mettre en place des éléments de contre-offensive, elles ont déploré l’absence d’une parole d’Etat ferme, condamnant, au juste niveau, le caractère toxique de cette libération, l’absence d’un grand débat sur la place des étrangers et le déficit, au sein de l’appareil d’Etat, d’une représentation disposant à la fois d’une forte légitimité et de moyens suffisants.

Elles ont abordé la question du statut des étrangers, du sentiment de deux poids deux mesures qui s’enracine dans le pays, des discriminations dont les Roms sont la cible, et déploré l’état du dossier du droit de vote des résidents non européens et le fait que le récépissé de contrôle d’identité n’ait pas fait l’objet d’expérimentations. Elles ont également souligné l’importance de revivifier la Semaine d’éducation contre le racisme.

A l’écoute sur l’ensemble de ces sujets, le président de la République en a reconnu l’importance et n’a fermé aucune porte.

 

Les quatre associations entendent poursuivre leurs efforts communs face à la montée de la haine raciste, antisémite et xénophobe, face aux préjugés sexistes et homophobes. Elles entendent faire preuve de vigilance et de mobilisation durant les campagnes électorales des municipales et des européennes, et construire une dynamique de débat public qui fasse obstacle aux semeurs de haine et réhabilite la promesse républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité.


 

Paris, le 17 mars 2014

LDH (accès à l’article source)

Repost 0
7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 21:06

 

 femmes-frappees.jpg

 

 

 

Communiqué co-signé par la LDH

 Mercredi 26 février 2014, zone d’attente de l’aéroport de Roissy-Charles-De-Gaulle. Six femmes honduriennes et nicaraguayennes se rendent dans le bureau de l’Anafé et racontent avoir été victimes quelques heures plus tôt de violences policières lors d’une tentative de renvoi forcé à destination de Mexico. Cette première tentative a échoué devant le refus du commandant de bord d’embarquer des passager.e.s dans de telles conditions.

Ces femmes apparaissent bouleversées, et souhaitent porter plainte. L’Anafé les assiste dans cette démarche et récolte leurs témoignages. Quatre d’entre elles sont examinées par le médecin intervenant en zone d’attente, et se voient délivrer un certificat médical attestant de lésions et hématomes multiples.
Devant la gravité des accusations, l’Anafé saisit immédiatement le ministère de l’intérieur de cette situation, et lui demande de surseoir au renvoi forcé de ces femmes dans l’attente qu’une enquête soit diligentée. Dès le lendemain, la police aux frontières (PAF) tente à nouveau de les refouler. Depuis, les tentatives de renvoi sont quotidiennes et le ministère de l’intérieur ne manifeste aucune réaction.

Mardi 4 mars, la PAF parvient à expulser deux d’entre elles : l’une d’elle aurait été menottée et bâillonnée, tandis que l’autre est renvoyée la veille de l’audience prévue devant le Juge des libertés et de la détention, et ne pourra pas faire valoir sa cause devant la Justice.

 

Mercredi 5 mars : les tentatives pour refouler les quatre femmes, toujours maintenues en zone d’attente se poursuivent, de même que le silence du ministère de l’intérieur. L’une d’entre elle est placée en garde à vue pour avoir refusé d’embarquer vers le Mexique, et sera finalement condamnée par le tribunal correctionnel à deux mois de prison et cinq ans d’interdiction du territoire français.

Au moment même où le gouvernement lance une campagne, conduite par la ministre des droits des femmes, pour « libérer la parole face aux violences et orienter les victimes vers les professionnels », ce slogan resterait-il lettre morte pour les femmes étrangères placées en zone d’attente ?

 

Face à la gravité de cette situation, nos organisations demandent au gouvernement :
de permettre à celles qui ont été expulsées le 4 mars de pouvoir, si elles le souhaitent, revenir en France pour soutenir leur cause devant la Justice, et de veiller à ce que celle qui a été condamnée puisse faire valoir ses droits en appel ;
 de protéger d’un renvoi forcé les femmes toujours maintenues en zone d’attente de Roissy, dans l’attente que leurs plaintes soient examinées ;
de prendre toutes les mesures nécessaires pour que le droit à la protection contre les violences faites aux femmes soit également une réalité en zone d’attente ;
et, pour les personnes demandeuses d’asile, de garantir la présence en zone d’attente de référent.e.s sur les questions de violences liées au genre.

 

Les organisations signataires : ACAT, ADDE, ANAFE, COMEDE, FASTI, Femmes de la terre, Femmes pour le dire, Femmes pour agir, Forum Femmes Méditerranée, GENEPI, GISTI, Ligue du droit international des femmes, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Mouvement Français pour le Planning Familial, Mouvement Jeunes Femmes, Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, Observatoire de l’enfermement des étrangers (OEE), Osez le Féminisme, RAJFIRE, Revue Pratiques Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la Magistrature (SM), Syndicat de la Médecine générale (SMG), SOS Sexisme

 

7 mars 2014, Veille de la journée internationale des droits des femmes

Source cible : cliquez là !

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Féminisme
commenter cet article
4 mars 2014 2 04 /03 /mars /2014 21:57

egaliteHF.jpg

 

 

Pour l’égalité des femmes et des hommes, pour la mixité des droits C’est parce que l’égalité de fait a progressé entre les femmes et les hommes depuis les années 1970, grâce aux combats féministes, que les inégalités persistantes sont de plus en plus inacceptables. Plus on a de libertés et de droits, plus fortes sont les exigences d’égalité.

 

Or l’écart reste immense aujourd’hui entre une législation largement égalitaire et la situation réelle. Les inégalités – le quart de salaire en moins pour les femmes – se maintiennent et, pire, avec la crise économique, la pauvreté et la précarité féminines augmentent : femmes chômeuses, retraitées pauvres, femmes à la rue, femmes privées d’accès aux droits.

Simultanément, l’extrême droite, des traditionalistes au Front national, soutenue par une partie de la droite républicaine, agitent le fantasme d’une prétendue théorie du genre pour renvoyer les femmes à un statut d’inférieures, dans le cadre de la famille patriarcale. Elles stigmatisent l’avortement, s’attaquent aux bibliothèques et à l’école publique, entendent discriminer les homosexuels et, plus largement, les femmes et les étrangers. Idées dangereuses que le Front national instille efficacement dans le débat politique, en attendant les prochaines élections qui risquent de lui donner un poids politique plus lourd.

Ces menaces se précisent dans d’autres pays d’Europe. À l’occasion de cette journée internationale des femmes, nous réaffirmons que nous sommes solidaires des femmes espagnoles qui refusent massivement de se voir priver de leur droit à l’avortement.

De même nous sommes solidaires de celles qui, de l’autre côté de la Méditerranée, se battent pour séparer le politique du religieux et promouvoir l’égalité des droits dans les constitutions de leurs pays.

Nous soutenons les mobilisations et initiatives locales. Et nous attendons de notre gouvernement une défense énergique et effective des droits des femmes. La loi sur l’égalité entre les femmes et les hommes comporte des avancées, mais elles sont insuffisantes. Oui aux ABCD de l’égalité, oui à la réaffirmation par la loi du droit à l’IVG ; non à l’abandon de la loi famille, aux fermetures de maternités et de CIVG.

Nous voulons l’accès plein et entier de toutes les femmes à leurs droits spécifiques. Nous voulons une loi-cadre contre les violences faites aux femmes. Nous voulons une justice sociale dont les moyens ne relèvent pas seulement du budget de l’Etat, mais d’une véritable volonté politique.

Oui à une société ouverte, où toutes et tous, sans distinction de sexe, d’orientation sexuelle, d’origine ou de classe sociale jouiront des mêmes libertés et des mêmes droits.

La LDH s’engage avec force pour l’effectivité de l’égalité entre les femmes et les hommes parce que lorsque les femmes luttent pour leurs droits, c’est la société tout entière qui en bénéficie. Elle appelle à la mobilisation de toutes et de tous, partout en France, pour manifester à l’occasion de la journée internationale des femmes.

 

Communiqué LDH - Paris, le 3 mars 2014.

Repost 0
Published by LDH 80 - dans Féminisme
commenter cet article