Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 16:28

    tn 

1ermai1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

Cette année à Amiens, un communiqué commun CFDT, CGT, FSU, Solidaires et UNSA a ouvert le défilé du 1er Mai qui a rassemblé près de 3 000 manifestants. Celui-ci a été clôturé par un discours de la LDH, sur l’esplanade de La Hotoie. Un peu avant, le réseau RESF et des sans-papiers ont symboliquement planté des arbres, un peu à l’image des "arbres de la Liberté" plantés en 1848 dans toute la France.

 

1-MAI-2012-1.jpg

    Marcel Dekervel (au micro), du Réseau Education Sans Frontière (RESF), présente l'initiative

de plantation d'arbres de couleurs différentes en présence de sans-papiers.

 

Ci-dessous, le discours prononcé dans la capitale picarde par le secrétaire de la LDH Amiens sur l’esplanade de La Hotoie :

  01 MAI 2012 2

        Vincent Bawedin, Secrétaire de la section amiénoise et vice-président de la LDH Somme

 

" Chers Camarades !

Cette année 2012, la mobilisation sociale du 1er Mai revêt un caractère particulier en raison du contexte de l’élection présidentielle et des tentatives honteuses et nauséabondes d’instrumentalisation dont la fête des travailleurs fait l’objet.

Parce que la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen, association plus que centenaire qui fut de tous les combats de la République laïque et sociale, défend l’idée que les droits sociaux sont indivisibles des droits et des libertés politiques, parce qu’elle pense que la solidarité est une valeur universelle, ici et là-bas, parce qu’elle a la conviction que le dialogue social doit irriguer une démocratie effective et vivante, la LDH a largement appelé ceux qui vivent et travaillent en France à participer aux défilés syndicaux unitaires de ce premier Mai.

Cette année plus que jamais, il est important, face aux crises et aux politiques d’austérité, de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités ; d’exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

De fait, la crise ne peut en aucun cas être un prétexte pour remettre en cause des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques, le principe de l’égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble, et dont l’existence a contribué à ce que la crise soit ressentie moins fortement dans notre pays que dans nombre de pays voisins. C’est ce matelas protecteur, émanation du Conseil National de la Résistance, qui a en partie permis de tenir la tête haute face à la crise due au capitalisme triomphant, et ce sont pourtant ces acquis du CNR que n’a eu de cesse de détricoter le gouvernement. Cherchez l’erreur !

Tout au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l’Homme s’est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fonction d’une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités,  attaqué le service public, et enfin, développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu’il a voulu faire des services de la justice et de la police les gardiens de son propre pouvoir.

Persuadée qu’infliger une défaite cinglante au candidat sortant ne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs que traduit le premier tour des élections présidentielles, la LDH tenait, par se présence ici aujourd’hui, à faire du 1er Mai 2012 avec le mouvement des syndicats progressistes rassemblé, un moment fort d’affirmation de la démocratie et du progrès social.

Vive le 1er Mai, vive la République, vive la sociale ! "

 

A Abbeville, le défilé du 1erMai s'est fait à l'appel de l'intersyndicale et de la Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen, comme depuis plusieurs années maintenant. Environ 300 personnes ont défilé, ce qui est plus que les années précédentes. Ci dessous, le discours prononcée par Martine Cocquet :

 

h.jpg

    Martine Cocquet (au micro), abbevilloise et membre du Comité central de la LDH,

prononçant le discours (voir ci-après) du 1er mai. A ses côtés, Hervé Farcy (CGT).

 

 

" Ce 1er mai 2012 revêt une place singulière en raison du contexte de l'élection présidentielle et des tentatives d'instrumentalisation dont il est l'objet. Nous sommes comme chaque année, aux côtés des organisations syndicales. Nous voulons que ce 1er mai soit celui de la défense de la démocratie et du progrès social.

 

Cette année plus que jamais, il est important, face aux crises et aux politiques d'austérité, de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi,des travailleurs précaires, des travailleurs sans-papiers, des jeunes, des retraités ; d'exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l'antisémitisme.

 

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques et le principe d'égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble.

 

Tout au long du quinquenat de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l'Homme s'est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fontion d'une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités, attaqué le service public et enfin développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu'il a voulu faire des services de la justice et de la police les gardiens de son propre pouvoir.

 

Parce que notre pays ne peut continuer à se livrer , à lui-même une guerre civile froide, parce que sa défaite est une étape nécessaire, il faut le 6 mai barrer la route à Nicolas Sarkozy. Mais infliger une défaite au candidat sortantne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs de nos concitoyens. Ce sera au nouveau président d'impulser une autre politique qui, dépassant l'alternance institutionnelle, ouvre la voie à une réelle alternative politique.

 

La LDH au cours des mois à venir portera toutes les revendications ( fonctionnement démocratique des institutions, indépendance de la justice, reconstruction des services publics, fin de la xénophobie d'état, arrêt de la stigmatisation de catégories entières de la population en raison de leur origine ou de leur religion, lancement d' un plan d'action pour l'hébergement d'urgence et le logement social....) avec d'autres organisations, comme autant de conditions nécessaires pour que notre société cesse de produire de l'exclusion, de l'injustice, pour que se construise une société plus solidaire et plus libre.

 

La LDH veut que ce 1er mai 2012 soit une journée d'affirmation et de défense des droits fondamentaux civiques et politiques, économiques, sociaux et culturels ici et ailleurs pour plus de démocratie, plus de liberté, plus d'égalité et plus de solidarité.

 

Que notre 1er mai soit porteur d'espoir ! "

 

Repost 0
26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 20:24

Communiqué LDH

Paris, le 26 avril 2012

1er Mai 2012

 

Pour la démocratie, le progrès social

 

    16801c10.jpg20080501phowww000441.jpg

 

   

 

   

La mobilisation sociale du 1er Mai de cette année revêt une place singulière en raison du contexte de l’élection présidentielle et des tentatives d’instrumentalisation dont il est l’objet.  

Parce qu’elle défend l’idée que les droits sociaux sont indivisibles des droits et des libertés politiques, parce qu’elle pense que la solidarité est une valeur universelle, ici et là-bas, parce qu’elle a la conviction que le dialogue social doit irriguer une démocratie effective et vivante, la Ligue des droits de l’Homme appelle toujours ceux qui vivent et travaillent en France à participer aux défilés syndicaux unitaires.

Cette année plus que jamais, il est important, face aux crises et aux politiques d’austérité, de faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités ; d’exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde ; de faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

De fait, la crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause des systèmes sociaux construits sur la solidarité, les libertés publiques, le principe de l’égalité des droits qui fondent notre vivre ensemble.  

Tout au long du quinquennat de Nicolas Sarkozy, la Ligue des droits de l’Homme s’est mobilisée contre un gouvernement qui a asphyxié la démocratie, nié les droits, discriminé en fonction d’une origine supposée ou réelle, augmenté les inégalités, attaqué le service public, et enfin, développé un tel sentiment de peur de tous contre tous qu’il a voulu faire des services de la justice et de la police les gardiens de son propre pouvoir.

Persuadée qu’infliger une défaite au candidat sortant ne suffira pas à répondre aux angoisses et aux espoirs que traduit le premier tour des élections présidentielles, la LDH appelle à manifester aux côtés des organisations syndicales qui défileront dans l’unité, et à faire du 1er Mai 2012 un moment d’affirmation de la démocratie et du progrès social.

 

 

Repost 0
24 avril 2009 5 24 /04 /avril /2009 09:20





 
Un premier Mai pour dire non à la casse sociale et au sécuritaire. Appel du collectif « Non à la politique de la peur » :
 
Le collectif « Non à la politique de la peur » appelle à l’organisation de rassemblements communs le Premier mai ( en régions : devant les préfectures à des horaires fixés localement ; en Ile-de-France, 11 h 30 devant l’Assemblée nationale, place Edouard Herriot) pour que convergent les talents et les efforts de celles et ceux qui s’opposent aux avancées sécuritaires et autoritaires du gouvernement, qu’elles se déploient sur un terrain général ou sur le champ professionnel.

La LDH a largement participé à cette construction des convergences et invite ses sections à y prendre toute leur place. Toute collaboration, toute participation est la bienvenue et la LDH mettra tout en œuvre pour les susciter et élargir encore ce rassemblement.


L’initiative du Premier Mai vise à créer les conditions d’une rencontre militante des appels et réseaux mobilisés sur des terrains et préoccupations très convergentes en affichant une articulation avec le mouvement social et syndical. En participant le matin à ce temps de rencontre et de visibilité, la LDH travaille à cette complémentarité : créer les conditions d’un travail convergent au-delà d’un Premier mai par ailleurs exceptionnel du fait de l’unité syndicale.

Arrêtons le massacre ! Ensemble contre la casse sociale et le sécuritaire

 

Là où nous sommes, nous sommes divers. Chacun de nous a ses engagements, son métier, son éthique de professionnel et de citoyen. Chacun des collectifs, chacune des organisations associatives, syndicales, politiques a ses orientations et ses priorités.


Mais nous sommes confrontés au même rouleau compresseur, à la déconstruction des rapports sociaux, des services publics, des garanties des libertés. Opposer les individus les uns aux autres, exploiter la peur, organiser la surveillance, la délation, l’intimidation, traquer les diffuseurs de solidarité, c’est préparer la « guerre de tous avec tous ». Pour nous, l’Etat sécuritaire n’est pas la solution, mais le problème.


Nous refusons cette destruction du lien social qui attise tous les conflits et qui est porteuse de violences d’Etat comme de violences sociales. Nous refusons le populisme sécuritaire qui désigne des boucs émissaires à la colère des victimes de la « pwofitasyon ». Nous voulons en finir avec ces « contre-réformes » qui, loin de répondre à la crise, en aggravent les effets délétères sur le vivre ensemble. Pour les remplacer par les vraies réformes, urgentes et nécessaires au retour du progrès social et de l’état de droit.


Nous appelons à la construction, face à la crise sociale et aux contre-réformes sécuritaires, d’une société de solidarités, d’égalité et de garanties effectives des libertés individuelles.


Nous en appelons à une conception du Politique qui, au lieu de se nourrir de la fragmentation sociale, place au cœur de l’éthique démocratique la construction de nouvelles solidarités sociales et citoyennes.

 

Luttons tous ensemble

- Contre la politique de la peur, contre la nuit sécuritaire
- Contre une société de surveillance
- Pour la défense de la citoyenneté et des professionnalités
- Pour la défense du service public, notamment de l’Hôpital public et du service public de santé

Imposons un moratoire à la politique gouvernementale

 

Appelons à un débat démocratique national !

 

Notre volonté est de construire une convergence des collectifs de luttes et des organisations qui les soutiennent, simplement en agissant ensemble au même moment !


Nous appelons tous les citoyens qui partagent cette volonté et cet espoir à se rassembler dans la matinée du vendredi 1er mai, devant l’Assemblée nationale et devant les préfectures de tous les départements, pour porter leurs revendications communes.


Voulez-vous télécharger le texte du collectif ?
Cliquez ici

Repost 0