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31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 17:29

VOEUX ldh 2015

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26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 21:21

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Concert gratuit le jeudi 26 juin, à 18h Place de la République

Organisé à l’initiative de l’Unef, UNL, FIDL, CGT, FSU, Unsa, LDH, FCPE, SOS Racisme, LMDE, AFEV, Solidarité étudiante, Osez le féminisme, Jeunes contre l’extrême droite, Fédération Ifafe, UEAF, Maisons des potes, MRJC

Il y a bientôt un mois et pour la première fois dans notre pays, le Front national est arrivé en tête d’un scrutin électoral. Alors que les sondages laissaient entrevoir un résultat élevé pour le parti d’extrême droite, plus de la moitié des électeurs ne se sont pas déplacés aux urnes. Des résultats qui traduisent la défiance contre le pouvoir politique et l’écart qui se creuse entre la population et les institutions.

Le constat est alarmant, mais les jeunes refusent de se résigner. Ils étaient des milliers à se mobiliser au lendemain des élections européennes, pour affirmer que le Front national ne pouvait être leur porte voix. Ils ont toujours combattu les idées d’extrême droite et d’exclusion, notamment en étant en pointe des mobilisations pour l’égalité depuis le début du quinquennat.

 

En organisant le festival étudiant contre le racisme, plusieurs dizaines d’associations et de syndicats* souhaitent poursuivre le combat contre les idées d’extrême droite et rassembler toutes celles et ceux qui veulent porter les valeurs d’égalité et de solidarité.

 

A cette occasion, un grand concert intitulé « La République donne de la voix » sera organisé le Jeudi 26 juin à Paris. Artistes* et militants associatifs se succéderont sur la scène de la Place de la République pour réaffirmer leur soutien et leur engagement dans ce combat.

 

Pour faire avancer l’égalité dans la société, l’Unef et l’ensemble des associations partenaires invitent l’ensemble des citoyens à se rassembler nombreux, le jeudi 26 juin, sur la Place de la République pour faire reculer l’extrême-droite dans notre pays.

*Artistes participant à l’événement : Mokobe, Kassav, Medine, Idir, Volo, Yvan Le Bolloc’h, Pigalle, Sophia Lorenians, Namaste, Bat. G, Jagas, Chicos y Mendez, The Ludes, Junior Zy, Eklips, Dee Nasty et Lion Scot.

Source : http://www.ldh-france.org/La-Republique-donne-la-voix.html

 

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 21:39

 

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Manifeste du Forum civique européen (FCE) dont la LDH est membre

Avec l’approfondissement de la crise économique et sociale, la croyance des citoyens dans la capacité du projet européen à assurer un bien-être collectif a reculé. Particulièrement mais pas seulement dans les pays où les politiques d’austérité sont supervisées par les institutions européennes, l’UE est perçue comme responsable du recul des droits et de la démocratie.

La critique de l’Europe s’étend même parmi ceux qui veulent encore et toujours construire un futur commun mais pensent que l’actuel projet européen n’assure pas démocratie, justice sociale et solidarité.

 

Cette croissante désaffection s’accompagne de grandes mobilisations mais aussi, malheureusement, d’affirmations d’opinions et de comportements xénophobes et racistes. Il faut que dorénavant les politiques européennes illustrent les valeurs énoncées dans la Charte européenne des droits fondamentaux et renversent les effets dévastateurs dans les champs sociaux et démocratiques des politiques qui ont été menées.

Pour que les politiques publiques traduisent les valeurs proclamées de l’UE et poursuivent les objectifs collectifs de solidarité, d’égalité et de démocratie :

 

L’Europe doit rééquilibrer la finance et l’économie par la justice sociale.

L’Europe doit faire que « égalité, solidarité et démocratie » prennent le pas sur les marchés.

  

L’Europe doit réintroduire le cercle vertueux liant politiques de cohésion et citoyenneté active.

 

Satisfaire ces revendications est essentiel si les responsables politiques et les institutions veulent promouvoir et assurer la participation de tous les citoyens et renverser la tendance actuelle d’un désengagement des citoyens non seulement du projet européen mais de la démocratie elle-même. Pour notre part, nous cherchons des partenaires pour aller dans cette direction.

 

Cliquez ici pour télécharger le Manifeste

 

Auteur : LDH   -  Source : lien

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 21:57
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Les "camelots du roi", activistes de la ligue royaliste "Action française" cannes plombées à la main. février 1934
(cliché Snark International) - Source : Les sciences humaines au Collège Moulin-des-Prés : 3ème et 4ème
(espace histoire - géographie - éducation civique), Bernard COLLET. 

 

Il y a quatre-vingt ans, le 6 février 1934, plusieurs organisations d’extrême droite et ligues factieuses appelaient à se rassembler devant l’Assemblée nationale avec l’objectif non dissimulé de faire tomber un gouvernement discrédité par une série de scandales et, au-delà, d’en finir avec la République.
Les factieux visaient à imposer les valeurs salvatrices d’un ordre éternel et chrétien, d’une xénophobie solidement antisémite et, par la violence, à renverser une République stigmatisée comme la chose des « rastaquouères » et des juifs, des francs-maçons et des « bolchéviks ».
Cette manifestation pesa lourdement sur la vie politique française et constitua un signal d’alarme pour tous les démocrates. Le rassemblement du Front populaire, organisé dans la foulée autour de défense de la paix, du pain et de la liberté sut mettre un coup d’arrêt à ces prétentions autoritaires.
Quatre-vingt années et une guerre mondiale plus tard, un rassemblement de réseaux, dont le point commun est la haine de l’égalité républicaine, agite le spectre d’un nouveau 6 février. L’objectif est moins d’affirmer des désaccords politiques avec le gouvernement en place que d’organiser la mise à bas morale du principe d’égalité républicaine.
D’où la multiplication des rumeurs, mensonges, slogans haineux, manifestations de rues et appels à la violence visant l’enseignement de l’égalité entre les sexes à l’école, l’égalité de toutes et tous devant le mariage, l’égalité entre citoyens ; d’où également cette conjonction des intégrismes mêlant antisémitisme et homophobie, dénonciation du « système » et de l’école républicaine.
Cette offensive décomplexée d’une extrême droite radicalisée, s’avère articulée avec les ambitions électorales du Front national, ainsi qu’avec certains courants de l’église catholique et une fraction non négligeable de la « droite républicaine ».
La Ligue des droits de l’Homme appelle à combattre fermement cette stratégie de la peur et cette exaltation de l’ordre moral. Cela exclut toute concession à l’esprit ambiant de xénophobie, et tout esprit de conciliation vis-à-vis des tentations d’exclusion et de restriction des droits.
C’est en rassemblant sur des valeurs d’égalité et de fraternité, de respect et de progrès social, que les forces républicaines peuvent relever le défi qui leur est lancé.
C’est en adoptant des politiques de solidarité, en refusant de s’enfermer dans des mesures d’austérité désespérantes et stériles, que la perte de confiance de l’opinion publique dans la politique gouvernementale peut être enrayée, que les bases d’un rassemblement populaire et démocratique peuvent être jetées.
C’est l’un des enjeux des élections municipales à venir. A cet égard, la participation au scrutin constitue un élément d’importance pour ne pas placer la République et la démocratie en état de faiblesse. Sans entrer dans le détail des programmes et listes soumis aux électrices et électeurs, la LDH rappelle que c’est en combinant la défense des libertés et du progrès social que « l’esprit de 36 » a su rassembler et faire échec aux vents mauvais.
C’est cet esprit que la LDH entend faire vivre dans les débats électoraux à venir en défendant des mesures concrètes pour l’égalité, la fraternité et la solidarité, en rassemblant contre le racisme et l’antisémitisme, contre l’homophobie et toutes les discriminations.
La LDH appelle les citoyennes et citoyens, les démocrates et les républicains, la société civile et la représentation politique à en débattre ensemble, avant, durant et après la phase électorale qui s’annonce. Face aux menaces et aux discours de haine, elle appelle à se rassembler et à réinventer la promesse d’une République fraternelle et sociale porteuse d’un avenir meilleur pour tous les citoyens.
Communiqué LDH nationale
Paris, le 3 février 2014
Source : cliquez ici
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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 14:06

 

 

 

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        Actualisé le 1er Février 2014

 

  Pour accéder au catalogue du Festival : Cliquez ici

 

La Fédération de la Ligue des Droits de l’Homme & du citoyen (LDH) de la Somme et ses sections locales, partenaires de l’évènement, vous invitent à participer au Festival documentaire sur la Résistance, Doc's en Picardie, à Montdidier et Abbeville.

Ce festival sera l'occasion de projeter plusieurs documentaires, dont Les FTP-MOI dans la Résistance, réalisé par Mourad Laffitte et Laurence Karsznia.

 

Chaque projection sera suivie d'un débat en présence des personnalités suivantes (sous réserve de modification) :


- Élisabeth Helfer-Aubrac, fille des Résistants Lucie et Raymond Aubrac.
- Georges Duffau-Epstein, fils de Joseph Epstein (Colonel Gilles), dirigeant des FTP de la région parisienne.
- Léon Landini, Résistant FTP du bataillon Carmagnole.
- Madeleine Riffaud, Résistante, arrêtée et torturée par les nazis.
- Julien Lauprêtre, Résistant qui a côtoie Missak Manouchian et d'autres membres de « l'Affiche rouge », à la prison de la Santé. Président du Secours populaire.
- Katia Guiragossian, petite-nièce de Mélinée et Missak Manouchian.
- Renaud Helfer-Aubrac, petit-fils des Résistants Raymond et Lucie Aubrac.
- Guy Krivopissko, conservateur du Musée de la Résistance nationale de Champigny-sur-Marne.
- Frédéric Bureau, Directeur de l’Onacvg de la Somme
- Albert Bécard, Président de l'association Centre de Mémoire - Somme - Résistance et Déportation
- Julien Cahon, Professeur des lycées et collèges, docteur en histoire, réalisateur de «La résistance dans le Vimeu" avec Jean-Marc-Ricouard (CRDP) et de "La résistance dans l’Amiénois" avec François Cassel (CRDP)
- Jean-Marc Ricouard, Professeur d’histoire co- réalisateur du documentaire "La Résistance dans le Vimeu".
- Jean-Pierre Denne, Réalisateur du film "Jean Catelas"
- Jorge Amat, Réalisateur de "La voix de Jean Moulin" et "Vingt ans en août 1944"
- Anne-Marie Poucet, Présidente de l'association Les Journées cinématographique d'Amiens qui organise le Festival international du film d'Amiens

- Yves Le Diascorn, Président de la Fédération LDH de la Somme 

 

Ce festival accueillera également des concerts dont celui de HK et les Déserteurs, et des expositions. Notre festival se déroulera à Montdidier du 7 au 9 février et à Abbeville du 21 au 23 février 2014. L'ensemble des projections, concerts et expositions sera en entrée libre .

 

D'autre part, les jeudis du 6 et 20 février seront réservées aux scolaires (projection/débat avec Elisabeth Aubrac et Guy Krivopissko).

 

Trouvez ci-joint le programme et l'affiche du festival, ainsi que le lien qui, outre le programme, présente les  intervenants, les films, concerts et propose des contributions rédigées spécialement pour le festival : Cliquez ici

Venez nombreuses & nombreux ! 

 

 

 

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19 novembre 2013 2 19 /11 /novembre /2013 19:45

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Le jeudi 28 novembre à 20h00 le Ciné St Leu (AMIENS) projette le film de Gilles Perreux : “les jours heureux”, http://www.ldh-france.org/Film-Les-jours-heureux-regards.html

Attac 80 organise, avec la participation de François Ruffin, membre du collectif d’auteurs qui a écrit : les jours heureux, le programme du CONSEIL NATIONAL de la RESISTANCE de mars 1944..., une rencontre-débat sur l’actualité de ce programme suite à la projection. La LDH de la Somme et sa section amiénoise s’associent à cette rencontre et vous propose d’y participer.

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 14:08

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Appel solennel de la Ligue de droits de l’Homme, de la Licra et du Mrap

Des vents porteurs de stigmatisation soufflent sur l’Europe et la France. Des vents porteurs de violence et d’exclusion. Ainsi avons-nous entendu, ces dernières semaines, une série de déclarations aussi démagogiques que haineuses, qui nous inquiètent profondément.

Dans un contexte social tendu, alors que les tentations sont grandes de rejeter la cause des maux économiques et des difficultés sociales du pays sur un bouc émissaire, les Roms présents sur notre territoire ont été désignés à la vindicte populaire par des élus et responsables, locaux et nationaux. Les raisons, les argumentations développées ne sont pas toujours les mêmes ; mais chacune d’entre elles concourt à abaisser le débat public, à réactiver des postures racistes et, d’avance, à en légitimer les conséquences.

C’est pourquoi nous rappelons solennellement que la responsabilité des élus, quel que soit le niveau où elle s’exerce, consiste à refuser les sollicitations haineuses et à leur opposer, en paroles et en actes, les valeurs historiques de liberté, d’égalité et de fraternité qui fondent la République.

Nous, associations engagées dans la lutte anti-raciste, lançons ensemble un appel solennel aux responsables gouvernementaux et politiques, aux élus et aux candidats : quels que soient vos engagements partisans, condamnez toute désignation de boucs émissaires, refusez que la haine fasse programme, refusez la réhabilitation du racisme, refusez la brutalité verbale, toujours annonciatrice de passages à l’acte dramatiques.

Il dépend largement de vous que le débat public, la discussion politique restent au service de la démocratie.

Paris, le 17 octobre 2013

Lien source : http://www.ldh-france.org/Refusons-que-la-haine-fasse.html

 

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20 octobre 2013 7 20 /10 /octobre /2013 13:56

 

 

 

 

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La Ligue des droits de l’Homme salue la mobilisation des lycéens qui manifestent aujourd’hui en France, en soutien à Leonarda Dibrani et Khatchik Kachatryan, et se tient résolument à leurs côtés.

Devant l’interpellation de collégiens ou lycéens étrangers dans leur environnement scolaire, la LDH réaffirme le droit à la scolarité et à la vie en famille des jeunes étrangers.

La LDH le répète : il est temps de rompre avec les politiques migratoires du passé, politiques qui piétinent des droits fondamentaux, tel le droit à l’éducation, politiques qui nourrissent les discriminations et les discours de haines racistes.

Il est grand temps que le gouvernement rompe avec ces politiques du passé, pour faire respecter les droits des mineurs isolés étrangers, des enfants scolarisés, des familles, des travailleurs étrangers, afin de faire vivre la solidarité et la fraternité.

Paris, le 17 octobre 2013

Lien : http://www.ldh-france.org/Arreter-la-Valls-des-expulsions.html

 

 

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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 19:32

 

 

 

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Le 5 juin, Clément Méric, syndicaliste étudiant et militant antifasciste, a été assassiné à Paris. La Ligue des droits de l’Homme a dénoncé ce meurtre commis à raison des convictions politiques du jeune homme. Cet acte s’inscrit dans la suite de trop nombreuses agressions commises par des groupes d’extrême droite, ces derniers mois, et qui sont allés cette fois-ci jusqu’à la mort.

La Ligue des droits de l’Homme réitère toutes ses condoléances à la famille et aux amis de Clément Méric, et demande aux autorités de faire toute la lumière sur ces actes afin que leurs auteurs soient condamnés.

Au-delà, il est urgent de porter un coup d’arrêt à ces exactions et aux idées qui en favorisent de près ou de loin le développement. La radicalisation publique et « désinhibée » des droites extrêmes s’inscrit dans un contexte, marqué depuis plusieurs mois par des discours haineux et une véritable avalanche de propos mensongers et agressifs, ne reculant pas devant la désignation de « cibles » à l’ occasion de l’adoption de la loi sur le mariage pour tous. Cette agressivité revendiquée est elle-même le fruit d’une dynamique de rapprochement entre l’extrême droite et la droite dite classique.

L’assassinat de Clément Méric n’est pas un fait isolé. Agressions racistes, homophobes, sexistes, violences progressent en France comme dans toute l’Europe. Le mensonge, la haine, la violence, la mort sont les marques de l’extrême droite, de tous temps et en tous lieux. L’extrême droite s’appuie, pour se légitimer, sur les peurs nées du chômage, de la pauvreté, de l’explosion des inégalités et de la précarité.

Elle se réclame d’une pseudo-opposition à ces phénomènes pour renouer avec ses vieux démons et désigner les boucs émissaires qu’elle a toujours stigmatisés pour semer la haine : étrangers ou soi-disant tels, immigrés, avec ou sans papiers, homosexuels, juifs et francs-maçons...

 

Il est d’autant plus important, dans ce contexte, de réaffirmer notre refus ferme de toute politique publique pouvant légitimer, de près ou de loin, ces visions xénophobes et racistes. C’est bien en réaffirmant concrètement les droits des étrangers, des migrants, des Roms et de tous ceux qui sont tenus en lisière des droits fondamentaux, qu’il est possible de rassembler largement contre les périls montants. Car ces droits sont, de façon indivisible, ceux qui fondent la République telle que nous l’aimons : fraternelle, égale et libre.

 

C’est dans la perspective d’un tel rassemblement que la Ligue des droits de l'Homme, avec les habitants, les résidents, les citoyens, continuera à défendre les libertés et tous les droits partout et pour tous, et à agir pour une société de solidarité. C’est dans cet esprit qu’elle appelle les citoyennes et citoyens à manifester leur solidarité, leur vigilance et leurs mobilisations.

 

 Communiqué LDH (Paris, le 12 juin 2013)

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 21:05

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La Ligue des droits de l’Homme exprime sa consternation après les propos du président de la République sur le mariage pour tous, devant le congrès de l’Association des maires de France (AMF).

 

En avançant l’idée que « le respect des consciences des maires » pourrait justifier un refus de procéder en personne à un mariage, François Hollande apparaît comme faisant une concession aux manifestants de l’ordre moral opposés au projet de loi. A-t-il pris la mesure que, ce faisant, il armait une machine redoutable contre l’égalité des droits ? Dans un Etat de droit, un maire est au service de la loi et dans notre république laïque, le mariage est un acte civil depuis 1792. L’oublier, ce serait oublier qu’un maire ne marie pas en son nom propre, mais en vertu du mandat qui lui a été confié dans le cadre républicain. Ce serait aussi ouvrir largement la porte à toutes les discriminations. Qui peut prétendre aujourd’hui que des maires ne refuseront pas, au nom de la liberté de conscience, un mariage entre divorcés, un mariage jugé trop « mixte », ou trop « bizarre » ? Ce serait, enfin, instituer une inégalité territoriale devant un acte civil. Pour la Ligue des droits de l’Homme, attachée au principe d’égalité et au projet de loi de mariage pour tous, le changement a besoin de conviction, d’échange public. Il paraît que le courage politique c’est dire ce qu’on va faire et faire ce qu’on dit. Mais le courage n’est pas de le dire, il consiste à le faire.

Communiqué LDH Nationale

Paris, le 21 novembre 2012

    

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