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26 janvier 2016 2 26 /01 /janvier /2016 19:07

 

 

A l'appel du collectif *"Nous ne céderons pas"

 

Rassemblement-manifestation pour refuser la déchéance

de la nationalité et la constitutionnalisation de l'état d'urgence,

 

Samedi 30 janvier à 14h30, place Gambetta à Amiens

 

Cette initiative se tiendra le même jour partout en France dans plus de 50 villes dont Paris, où le rendez-vous est fixé à 14h30 place de la République

 

Texte du collectif* « Nous ne céderons pas ! »

Refusons la déchéance de nationalité et la constitutionnalisation de l’état d’urgence

En réaction à l’horreur des attentats qui ont frappé notre société toute entière, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis prolongé pour une durée de trois mois. Un projet de loi constitutionnelle prévoit l’inscription, dans la Constitution, non seulement de l’état d’urgence mais aussi de la déchéance de la nationalité pour les binationaux auteurs de « crimes constituant une atteinte grave à la vie de la nation ».

 

Sortons de l’état d’urgence

L’état d’urgence conduit à des décisions arbitraires, des dérives autoritaires. Depuis novembre 2015, plus de trois mille perquisitions sont intervenues. Tout comme les assignations à résidence, elles ont donné lieu à de nombreux dérapages, à un accroissement des discriminations à l’égard de populations déjà stigmatisées en raison de leur origine et/ou leur religion supposée ou réelle. Toutes ces mesures, dont l’efficacité n’est pas démontrée, mettent à mal la séparation des pouvoirs : l’exécutif s’accapare le pouvoir législatif et relègue le pouvoir judiciaire hors de son rôle de gardien des libertés.

 

Inscrire l’état d’urgence dans la Constitution, c’est graver dans le marbre ce régime d’exception qui permet l’action des forces de sécurité sans contrôle du juge. C’est habituer les citoyen-ne-s à un état d’exception. Avec les moyens ainsi mis en place, il faut s’inquiéter des pouvoirs sans contrôle donnés à ceux qui peuvent arriver aux manettes de l’Etat…

 

Inscrire le retrait de la nationalité française aux binationaux condamnés pour crimes terroristes, c’est porter atteinte au principe même d’égalité des citoyens, inscrit à l’article 2 de la Constitution, fondement de la République. C’est instituer, dans la loi fondamentale de notre pays, deux catégories de Français, ceux qui le seraient et ceux qui le seraient moins, au motif que leurs parents ou grands-parents ne l’étaient pas. C’est, de fait, remettre en cause le principe d’une nationalité française ancrée dans le droit du sol.

 

C’est aussi mettre dans la Constitution une mesure dont personne ne croit à l’efficacité en termes de lutte contre le terrorisme, mais réclamée depuis longtemps par le Front national.

C’est banaliser la logique du rejet de l’autre. C’est s’exposer à ce que d’autres majorités politiques élargissent le champ des actes conduisant à la déchéance de nationalité.

 

N’acceptons pas la gouvernance de la peur : exigeons la sortie de l’état d’urgence !

Nous affirmons qu’il est nécessaire et possible que l’Etat protège les habitants face au terrorisme, sans remettre en cause les droits et les libertés. Nous refusons une société du contrôle généralisé, une société qui glisse de la présomption d’innocence au présumé potentiellement coupable. Ne donnons pas satisfaction aux terroristes qui cherchent justement à nous faire renoncer à notre vie démocratique.

L’état d’urgence contribue au renforcement des préjugés racistes, aux amalgames et aux pratiques discriminatoires.

Notre pays a été blessé, mais loin d’en soigner les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté. C’est pourquoi, nous demandons la levée de l’état d’urgence et l’abandon de cette réforme constitutionnelle.

Appelons tous les habitants de notre pays à développer la citoyenneté et à agir pour construire une société solidaire…

Signons massivement la pétition sur nousnecederonspas.org (près de 40.000 signatures à ce jour)

 

 

*Appel du Collectif national rejoint par : AC ! Agir ensemble contre le chômage !, AC ! Trégor, Act Up-Paris, AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Apel-Egalité, Altertour, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association femmes solidaires comité Saint-Denis, Association France Palestine solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip), Attac, Cadac, CADTM France, Cedetim, CGT Police Paris, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Cercle Condorcet de Paris, Clamart-Citoyenne, Collectif des 39, Collectif des associations citoyennes, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif de défense des libertés fondamentales de l’agglomération rouennaise (CDLF), Collectif féministes pour l’égalité, Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Mémorial 98, Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le Respect des Libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination nationale Pas sans nous, Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI), Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs France, Emmaüs international, Espace franco-algérien, Espace Marx, Euromed Feminist Initiative IFE-EFI, Farapej, Fédération des CIRCs, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes égalité, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Halte OPGM07, Ipam, Jinov International, Justice et libertés Strasbourg , La Cimade, Le Genepi, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’Enseignement, Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Marche des femmes pour la dignité (Mafed), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement pour l’économie solidaire (Mes), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Mouvement pour l’économie solidaire, Négajoule!, Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Osez le féminisme !, Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Powerfoule, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseaux citoyens Saint-Etienne, Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau Immigration Développement Démocratie – IDD, Revue Ecole émancipée, Revue Inprecor, Revue Mouvements, Revue Regard, Romeurope 94, Survie, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature (SM), Syndicat de la médecine générale (SMG), Syndicat national des journalistes (SNJ), SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, SNUEP-FSU, SNUipp-FSU Paris, SNUTER-FSU, Solidaires étudiant-e-s, SUPAP-FSU, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale des étudiants de France (Unef), Union rationaliste, Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale solidaires.

 

Etat d'urgence : la LDH appelle à manifester le 30/01 à Amiens : nous ne céderons pas !
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 14:15

 

Communiqué de la LDH de la Somme

 

Amiens, le 13 janvier 2016

 

Criminalisation de l'action syndicale : ça suffit !

 

Le Tribunal correctionnel d'Amiens a condamné hier huit anciens salariés de Goodyear Amiens à 2 ans de prison, dont 9 mois fermes.

La lourdeur historique de la peine provoque à juste titre émoi et consternation parmi toutes les forces progressistes de notre pays.

En maintenant les poursuites alors même que les deux cadres séquestrés avaient retiré leur plainte, l'Etat, par la voix du Procureur de la République, a choisi son camp : celui de la criminalisation de l'action syndicale et de la répression du mouvement social. Ce faisant, l'Etat exprime un profond mépris pour la souffrance et le désarroi des travailleurs et des travailleuses confrontés à la fermeture de leur usine et au spectre du chômage.

Conjugué à un état d'urgence qui se prolonge au risque d'être instrumentalisé contre l'expression sociale et citoyenne, le signal envoyé par le gouvernement est lourd de conséquences pour l'avenir démocratique de notre pays.

La Fédération de la Somme de la Ligue des droits de l'Homme rappelle que l'exercice du droit syndical est un droit fondamental, garant du bon fonctionnement démocratique. La criminalisation de ceux qui s'expriment et contestent ne fera disparaître ni les sujets de débats ni les motifs de contestation.

La Fédération de la Somme de la Ligue des droits de l'Homme exprime tout son soutien aux huit de Goodyear condamnés.

 

Criminalisation de l'action syndicale : ça suffit !
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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 13:10
Quand une élue FN « se lâche », tous les principes fondamentaux de notre pays sont bafoués

Communiqué du Comité régional de Picardie

Amiens, le 11 janvier 2016

Appel au meurtre, incitation à la haine, racisme, mépris de la Laïcité…. Voilà ce qui ressort des commentaires indécents d'une élue municipale de Villers-Cotterêts sur les réseaux sociaux, relatés dans l'édition du Courrier Picard du 10 janvier 2016.

En appelant à « les expédier du haut d'un avion dans leur pays d'origine (…) accompagnés par une centaine de têtes de porcs et déverser du sang de porc par dessus tout », Annie Pirckher ne lance ni plus ni moins qu'un appel au meurtre.

En tenant des propos haineux et insultant envers la religion pratiquée par toute une catégorie de nos concitoyen(ne)s, de confession musulmane, Annie Pirckher attise la haine, le racisme et le rejet de l'autre.

En affirmant que « leur religion n'a rien à faire en France », Annie Pirckher fait preuve d'une méconnaissance manifeste du principe de Laïcité, qui garantit à tous les citoyen(ne)s, quelles que soient leurs convictions philosophiques ou religieuses, de vivre ensemble dans la liberté de conscience, la liberté de pratiquer une religion ou de n’en pratiquer aucune, dans l’égalité et la fraternité républicaine.

Si les propos tenus par Annie Pirckher sont graves de la part de tout(e) citoyen(ne), ils le sont d'autant plus lorsqu'ils émanent d'une élue de la République, dont, faut-il le rappeler, les principes fondamentaux sont la Liberté, l'Egalité, la Fraternité et la Laïcité.

La Ligue des droits de l'Homme de Picardie conseille vivement à cette élue, si elle souhaite réellement représenter la République Française, de suivre sérieusement une formation à la Citoyenneté et à l'Histoire de France.

La Ligue des droits de l'Homme de Picardie demande au maire de Villers-Cotterêts de condamner publiquement les propos indignes de sa colistière, de s’en désolidariser, et d’exiger de cette dernière qu’elle démissionne de ses fonctions d’élue de la République.

La Ligue des droits de l'Homme n'exclut pas de porter cette affaire, dont la gravité des faits le justifie amplement, devant la Justice.

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 13:06

 

La Fédération départementale de la Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) de la Somme s’est réunie le 17 décembre 2015 en Assemblée Générale, à Amiens. Les sections d’Abbeville, Amiens, Le Crotoy/Rue et Roye/Péronne étaient représentées.

Après exposé des bilans moral, d’activités et financier de l’année écoulée (adoptés), elle a travaillé aux actions à poursuivre et/ou initier en 2016 (vigilance quant aux respects des droits (de manifester, sociaux, démocratiques, libertés publiques…) face aux dérives du gouvernement, principe de Laïcité, aide aux sans-papiers, groupe de travail "Environnement", les fusillés "pour l'exemple", lutte contre l’extrême droite, DUDH, Ecrits pour la Fraternité - avec l'Inspection Académique -, liste non exhaustive).

Elle a ensuite procédé à l’élection de son Bureau pour l’année 2016, élu à l’unanimité :

 

Bureau 2016 de la Fédération LDH de la Somme :

 

Présidente : Sandra BORDJI (Le Crotoy/Rue)

Vice-présidents : Joël BEAUMONT (Abbeville) et Marcel DEKERVEL (Amiens)

 

Secrétaire : Aude DETRE (Abbeville)

Secrétaire-adjoint : Olivier SPINELLI (Roye/Péronne)

 

Trésorier : Hervé FARCY (Abbeville)

Trésorier-adjoint : Jean-Luc VILLET (Roye/Péronne)

 

Membres : Edith AVOUME (Amiens), Vincent BAWEDIN (Amiens), Isabelle BINARD (Le Crotoy/Rue) et Michel GRATTON (Amiens)

 

La Fédération LDH de la Somme a élu son nouveau Bureau (2016)
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10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 20:10
La LDH dénonce les propos immondes de M. Lepen

La Fédération LDH de la Somme s'associe à la réaction véloce et légitime de la LDH Picardie suite aux propos de la tête de liste régionale FN Nord - Pas-de-Calais - Picardie rendus publics par la presse ce 10 novembre 2015. Les réactions qui s'en sont suvies sont à la hauteur de la gravité de la situation : "le FN d'aujourd'hui est encore pire" (X. Bertand, Les Républicains), "propos puants..." (S. Rousseau, EELV/PG/NGS/ND)... . La LDH s'interroge sur les suites à donner à de telles inepties et la fédération de la Somme retranscrit ici le communiqué de la LDH Picardie :


Ligue des droits de l'Homme de Picardie
Communiqué urgent / Amiens, le 10 novembre 20
15

La LDH de Picardie exprime sa profonde indignation et condamne les propos abjects de Marine le Pen sur la santé publique diffusés dans la presse régionale ce matin

La Ligue des droits de l’Homme de Picardie exprime sa profonde indignation après les propos ignominieux de Marine Le Pen diffusés ce matin dans le Courrier Picard et la Voix du Nord concernant ses propositions en matière de santé publique pour la Région Nord Pas de Calais Picardie
.
En affirmant qu’elle souhaite « éradiquer toute immigration bactérienne » mettant « en danger nos compatriotes » du fait d’une « présence alarmante dans nos hôpitaux de maladies contagieuses non européennes liées à l’afflux migratoire », Marine Le Pen situe délibérément son propos dans le champ le plus abject de la haine de l’autre.

De tels propos sont inacceptables. Ils se situent en dehors du champ Républicain et se doivent d'être sanctionnés politiquement.


La LDH de Picardie appelle l’ensemble des candidats Républicains dans cette élection régionale à condamner avec la plus grande fermeté ces propos abjects, qui ne sauraient avoir leur place dans le débat public dans notre pays.

Elle saisit par ailleurs ses instances nationales afin d'étudier tous les prolongements qu’il pourrait convenir de donner à ces déclarations indignes.

Pour le comité régional LDH Picardie
Olivier Spinelli
ldhpicardie@gmail.com

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 10:12
Colloque "Religions & liberté d'expression" : Histoire et actualité de l'affaire La Barre le 21 novembre à Abbeville

La Ligue des Droits de l'Homme et du citoyen (LDH section Abbeville) a le plaisir de vous inviter au colloque qu'elle organise le samedi 21 novembre 2015 à Abbeville sur le thème "Religions & liberté d'expression", avec notamment Gilles Manceron, Historien et membre du Comité central de la LDH et de l'Observatoire de la liberté de création (cliquez sur l'image pour le programme complet). Colloque ouvert à toutes et tous (entrée libre). Nous vous y attendons nombreux !

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 17:02

 

La Ligue des Droits de l’Homme, partenaire du Réseau Education Sans Frontières (RESF) de la Somme, vous invite à la conférence-débat « L’EUROPE peut-elle répondre à la crise des réfugiés ? », qui se tiendra à AMIENS le lundi 26 octobre à 18h00 , Amphithéâtre Cavaillés de l’Espace Dewailly.

 

Une question forte pour toutes celles et ceux sensibles à la préservation du droit d’asile…

 

L’EUROPE peut-elle répondre à la crise des réfugiés ?

Conférence-débat animée par Catherine Withol de Wenden

 

Lundi 26 octobre 2015 à 18h, Amphithéâtre Cavaillés de l’Espace Dewailly à Amiens (derrière la Maison de la Culture)

 

 

Catherine Withol de Wenden est directrice de recherche au CNRS (CERI), spécialiste des questions de migrations internationales, auteure de « Faut-il ouvrir les Frontières ? » (2014), et "La question migratoire au XXIième siècle" (2010-2014)

 

 

Conférence-débat de la LDH 80 le 26 octobre à Amiens : «L’EUROPE peut-elle répondre à la crise des réfugiés ?»
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27 juillet 2015 1 27 /07 /juillet /2015 19:08
Concours "Ecrits pour la Fraternité" : le thème 2015/2016

On ne naît pas citoyen ou citoyenne…

"On ne naît pas citoyen ou citoyenne"

Une association qui s’appelle « Ligue des droits de l’Homme et du citoyen » s’interroge forcément sur la façon dont on devient citoyen ou citoyenne. A cette question, il y a une réponse juridique : la citoyenneté française est liée à la détention de la nationalité, celle-ci pouvant s’acquérir, dans des conditions bien précises, selon le droit du sang, le droit du sol, la nationalité ou le mariage.

Mais comme souvent, la réponse strictement juridique est insuffisante et en l’occurrence, elle fait l’impasse sur tout ce qui, année après année, contribue à faire de l’enfant – étymologiquement « celui qui ne parle pas » – un citoyen avisé, conscient et actif.

Pour y parvenir, la connaissance d’un certain nombre de textes qui permettent à l’enfant de découvrir qu’il a des droits et qu’il lui appartient de respecter ceux des autres est sans doute indispensable. Encore faut-il qu’il comprenne comment et pourquoi ces droits se sont construits et à quoi ils servent : à vivre ensemble, à lutter contre les discriminations, à considérer l’Autre comme son Egal… Autant dire que c’est en exerçant son esprit critique, en s’ouvrant aux expériences héritées de l’Histoire mais aussi d’autres cultures que l’on devient citoyen ou citoyenne. Dans un monde où les informations circulent à toute vitesse et parfois sous forme de messages très brefs, devient citoyen celui qui apprend à déconstruire les évidences, à se dégager de ses propres appartenances, à garder les yeux ouverts sur le monde, avec la volonté de partager ce que nous avons tous en commun.

Mais la citoyenneté, c’est aussi avoir la parole pour pouvoir agir et être écouté. Lorsqu’elle ne permet pas de participer à l’élaboration des lois ou des règlements, de prendre place dans la vie de la cité ou de l’école, la citoyenneté annoncée n’est pas une citoyenneté à part entière. C’est pourquoi nous demandons le droit de vote pour tous les étrangers aux élections locales. C’est aussi pourquoi l’expérience des enfants et des jeunes au sein des conseils municipaux nous semble si importante. Quant à l’école, elle ne jouera pleinement son rôle de lieu d’éducation à la citoyenneté que lorsque chaque élève pourra y défendre ses projets, y faire entendre sa voix.

Connaître, comprendre, s’engager, réfléchir, s’impliquer, défendre, se mobiliser, se sentir responsable… la liste des verbes qui caractérisent le chemin vers la citoyenneté n’est pas exhaustive. A vous de vous en inspirer ou de la compléter !

Françoise Dumont

Présidente de la LDH, présidente du jury

Source : http://www.ldh-france.org/on-nait-pas-citoyen-citoyenne/

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13 juin 2015 6 13 /06 /juin /2015 12:23
Amiens : la LDH aux côtés des 9 de la Confédération Paysanne le 17 juin

La Ligue des Droits de l’Homme et du citoyen (LDH) de la Somme vous appelle à venir en nombre le 17 juin pour soutenir, avec elle, les 9 militants de la Confédération Paysanne.

Elle vous invite à venir dès le matin où trois marches prévues :

  • au départ de la gare, derrière Novissen pour dire stop à l’industrialisation de l’agriculture ;
  • au départ du cirque, derrière la LDH pour dire stop à la criminalisation de l’action syndicale et pour demander la relaxe des prévenus ;
  • au départ de la Maison de la culture, derrière EELV pour dire stop aux projets inutiles et impactant pour le climat.

Ces trois marches partent à 8h00 précisément pour chacune converger vers le palais de justice et arriver à 8h30, moment où les neufs prévenus prendront la parole avant d'entrer dans le palais de justice.

La LDH tiendra un stand toute la journée rue Robert de Luzarches près de la Cathédrale, où des stands de produits paysans vous permettront également de vous restaurer. Davantage de précisions sur cette journée en cliquant ici !

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7 juin 2015 7 07 /06 /juin /2015 13:43
L’abri : projection-débat avec la LDH Abbeville le 9 juin

La section LDH Abbeville organise une soirée autour du film L’Abri, de Fernand Melgar. « Un souffle humaniste or du commun », au cinéma le Rex, ce mardi 9 juin à 20h30 (entrée 05,5 €).

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